Hochelaga-Maisonneuve
13:37 9 juin 2021 | mise à jour le: 9 juin 2021 à 13:38 temps de lecture: 4 minutes

Opération de visibilité des policiers dans Hochelaga-Maisonneuve

Opération de visibilité des policiers dans Hochelaga-Maisonneuve
Photo: Josie Desmarais/Journal MétroLe commandant Steve Dassylva du PDQ 23 et son équipe de proximité.

Cet été, les policiers veulent «se faire voir» dans Hochelaga-Maisonneuve. À pied, à vélo et même à cheval, ils patrouilleront dans le quartier en ayant la proximité comme mot d’ordre.

Le poste de quartier 23 du Service de police de Montréal (SPVM) a lancé officiellement son opération de visibilité le 8 juin. Le commandant Steve Dassylva a convié agents et cadets au parc Lalancette pour l’occasion.

L’objectif de cette opération est de rendre visibles les différentes équipes du poste de quartier et de les envoyer à la rencontre des citoyens.

«On pourrait appeler ça mon équipe de proximité locale, raconte le commandant Dassylva. Leur mandat, c’est de se faire voir. Cette équipe est dédiée à rencontrer les gens, à leur parler, et d’écouter leurs préoccupations, leurs besoins et leurs craintes.»

Le commandant Steve Dassylva, du PDQ 23 du SPVM. / Josie Desmarais/Journal Métro

Une présence plus visible

Que ce soit à vélo, à pied ou à cheval, les policiers patrouilleront dans les endroits publics du quartier, comme les parcs, les pistes cyclables, les rues ou encore, la zone piétonne de la rue Ontario.

Même si ce n’est pas l’objectif premier du commandant Dassylva, une présence plus visible des policiers dans cette zone permettra de pallier des irritants exprimés par certains l’année dernière, notamment celui des gens circulant à vélo.

«Je suis au courant qu’il y a eu des plaintes l’année passée sur la piétonnisation sur la rue Ontario. Ma brigade de vélo a aussi comme mandat de s’assurer que les gens respectent l’aspect sécuritaire de la rue piétonne. Les gens doivent marcher à côté de leur vélo. Juste notre présence, ça fait parfois une bonne différence.»

Concernant l’itinérance, sujet qui avait capté l’attention des Montréalais à l’été 2020 en raison de la multiplication des camps de fortune, le commandant Dassylva considère que les policiers du PDQ 23 sont «un acteur dans une équipe».

«On doit toujours s’assurer que les policiers soient la dernière étape. La réponse est communautaire dans un mode partenariat. Quand on reçoit des appels parce qu’il y a des tentes, je m’assure toujours d’appeler mes partenaires comme le CAP-CARE.»

Pour le commandant, le directeur général de CARE Montréal, Michel Monette, est un coéquipier. Il affirme lui parler régulièrement.

Selon lui, la stabilité des effectifs au PDQ 23 est un avantage.

«Ça fait en sorte que mes gars et mes filles connaissent beaucoup la clientèle.»

Pour lui, c’est une force parce que les policiers apprennent tous les jours à travailler avec les itinérants et finissent par connaître leurs prénoms.

Pour ce qui est des plaintes pour les débordements dans les parcs, le commandant Dassylva ne s’inquiète pas outre mesure. Concédant que quelques interventions policières ont été nécessaires, il souligne néanmoins que les gens d’Hochelaga sont particulièrement respectueux des consignes.

Il considère avoir suffisamment d’effectifs pour couvrir tous les parcs du quartier et la présence de son équipe de proximité sera un plus pour s’assurer de la quiétude des résidents.

Le PDQ 23 appelle la cavalerie

Si les résidents d’Hochelaga-Maisonneuve ne sont pas surpris de croiser des policiers et des cadets à vélo, la présence de la cavalerie peut sembler plus inhabituelle.

Auparavant, la cavalerie était surtout présente sur le Mont-Royal où est située son écurie. Mais depuis l’arrivée de Sylvain Caron à la direction du SPVM, les cavaliers se promènent dans divers quartiers qui en font la demande.

«J’ai fait une demande pour avoir accès à deux cavaliers attitrés au poste 23. Avec le temps, ils viennent à mieux connaître l’environnement et les endroits où aller.»

Éventuellement, ces cavaliers pourront développer des contacts avec les gens, explique-t-il.

«Tout à l’heure, lorsqu’on est arrivé, il y a des bénéficiaires du CHSLD qui sortaient pour venir les voir. Ce sont des chevaux tellement accessibles. Ils ont des tempéraments tellement calmes qu’on peut les utiliser en milieu urbain sans problème.»

Il explique également que les cavaliers sont de plus en plus utilisés pour répondre à des appels de toutes sortes.

«L’autre fois, on cherchait un petit enfant qui était disparu dans un parc. Les cavaliers sont hauts, ils voient loin. On les a utilisés et ils ont retrouvé le petit bambin.»

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