Hochelaga-Maisonneuve

La propriétaire du Salon de quilles Darling revendique le droit d’ouvrir

Isabelle Lavoie, propriétaire du Salon de quilles Darling, dans Hochelaga Photo: Jason Paré, Métro Média

La propriétaire du Salon de quilles Darling, dans Hochelaga, revendique le droit d’ouvrir son commerce et de «gagner sa vie dignement».

Isabelle Lavoie est propriétaire du Salon de quilles Darling depuis huit ans. Elle se dit essoufflée par les fermetures successives qu’a subies son établissement depuis le début de la pandémie.

J’ai vendu ma maison lors de la première vague de la pandémie pour aider ma compagnie à passer au travers. Un moment donné, il y a des dommages collatéraux qui font mal.

Isabelle Lavoie, propriétaire du Salon de quilles Darling

Isabelle Lavoie comprend qu’avec le variant Omicron, le gouvernement était face à l’inconnu, mais maintenant, elle se demande pourquoi on n’annonce pas de réouverture.

«La majorité de la population est vaccinée et on sait que le virus Omicron est moins virulent», soutient-elle.

Un établissement saisonnier

Comme Isabelle Lavoie profite de la fermeture pour faire des rénovations, elle serait prête à attendre au 1er mars pour rouvrir son commerce, mais pas plus longtemps, puisque son établissement est saisonnier, ce dernier étant fermé pendant la période estivale.

«Le gouvernement nous ferme en premier et nous ouvre en dernier, comme si on était une source importante de contagion, alors qu’il n’y a pas eu d’éclosions dans ma salle. Contrairement aux restaurants avec leur terrasse, on ne peut pas se reprendre en été.»

Elle ne comprend pas que les golfs intérieurs soient ouverts en ce moment, mais que pour les salles de quilles, ce ne soit pas permis.

Quelle est la différence entre un golf intérieur et mon sport à moi, où il n’y a pas de contacts? Ça commence à peser lourd dans le portefeuille et d’un point de vue psychologique. Un moment donné, on a besoin d’une soupape.

Isabelle Lavoie, propriétaire du Salon de quille Darling

Si les golfs intérieurs sont effectivement ouverts, il n’est pas permis en ce moment de servir de la nourriture et des breuvages aux clients. Isabelle Lavoie admet que ce serait plus difficile dans son cas si les gens étaient seulement autorisés à jouer aux quilles.

«Le service de nourriture et d’alcool est quand même une bonne source de revenus», précise-t-elle.

Règles respectées

Isabelle Lavoie explique que le maximum a été fait pour rendre son établissement sécuritaire. En plus du passeport vaccinal demandé à l’entrée, du nettoyage fréquent des lieux et de l’installation de Plexiglas dans certaines sections, elle soutient que ses employés sont triplement vaccinés.

«C’est au tour du gouvernement de se réinventer. Proposez-nous des façons différentes de rester ouvert», réclame-t-elle.

Dix employés travaillent au Salon de quilles Darling, une institution qui a vu le jour en 1963.

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