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Andréa Kpenou: l’artisanat des boucles d’oreille faites à la main

Andréa Kpenou. Photo: Katrine Desautels

La Verdunoise Andréa Kpenou a décidé de suivre sa passion et de se lancer dans la confection de boucles d’oreille faites à la main. Sa marque nouvellement lancée se nomme «Adé», qui est le diminutif d’Adétola, son troisième prénom d’origine béninoise, qui signifie «couronne» en Yoruba (une langue en Afrique de l’Ouest).

Mme Kpenou a vécu en France avec sa famille avant d’arriver à Montréal, il y a neuf ans. Ses parents sont originaires du Bénin. Pour elle, il était important d’avoir un petit clin d’œil de ses origines dans sa marque de bijoux.

Tous les bijoux de la créatrice sont faits à partir de pâte polymère, une pâte à modeler qui durcit par cuisson dans un four. Ce matériel apporte une légèreté aux boucles d’oreilles, même si les créations de Mme Kpenou sont de bonnes tailles.

Le principal souci de l’artiste est de créer des produits uniques. «J’essaye d’être vraiment originale. Si je le vois ailleurs, je ne le fais pas», indique Andréa Kpenou.

Ses bijoux sont aussi très colorés. D’ailleurs, elle crée ses mélanges de couleur elle-même.

«La création, c’est de ne partir de rien et arriver quelque part. C’est ça qui est excitant chaque fois, et c’est clair que j’ai cette exaltation.»

Andréa Kpenou

Le temps de fabrication est de trois à quatre heures pour une seule paire de boucles d’oreille. «Souvent, les gens ne se rendent pas compte du travail qu’il y a derrière chaque paire», admet Mme Kpenou.

Certaines personnes lui ont dit trouver les prix dispendieux. Elle tente alors d’expliquer le processus de fabrication puisque celui-ci est différent d’un bijou produit de manière commerciale.

Genèse

La créatrice a découvert la pâte polymère il y a environ cinq ans, mais c’est seulement durant son congé de maternité en 2019 qu’elle s’y est attardée plus attentivement. De manière autodidacte, Andréa Kpenou a fait beaucoup de recherches pour trouver la meilleure technique pour fabriquer ses bijoux.

«La COVID-19 a amené une explosion de créatrices qui utilisent la pâte polymère, indique la mère de famille. Ça multiplie mes ressources pour apprendre. Je me suis dit que j’avais toujours voulu faire cela et je me suis lancée.»

L’artiste explique que l’étape la plus cruciale pour concevoir une boucle d’oreille est le ponçage qui va donner une texture plus lisse au bijou.  «Ça peut paraître simple, mais ça ne l’est pas tant que ça si l’on veut avoir quelque chose de solide et de qualité. Tout ce qui va faire la qualité de la boucle d’oreille, c’est ce qui va se passer après la cuisson», décrit-elle.

Pour l’instant, Andréa Kpenou fabrique uniquement des boucles d’oreille, mais elle désire faire éventuellement d’autres types de bijoux. À court terme, elle veut accroître la visibilité sur son compte Instagram et créer un site Web.

Il existe pour le moment sept modèles de boucle d’oreille Adé. Les prix varient de 48$ à 75$. Pour commander, visitez la page Instagram adé.studio.

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