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Claude Robinson joue sa dernière carte en Cour suprême

La saga judiciaire du bédéiste verdunois Claude Robinson s’achève avec l’ultime recours devant le plus haut tribunal du Canada. L’artiste s’est battu pendant plus de 16 ans pour démontrer que la firme Cinar et ses associés ont plagié son projet de dessin animé inspiré de  »Robinson Crusoë, ce classique de la littérature anglaise au XVIIe siècle.

Jeudi dernier, la Cour suprême du Canada a accepté d’entendre les appels de toutes les parties dans cette affaire en confrontant l’énorme dossier constitué au fil des ans par le plaignant Claude Robinson et les éléments de défenses des parties adverses. Les juges étudieront les jugements rendus en Cour supérieure et en Cour d’Appel afin de s’assurer que les magistrats n’ont pas erré en droit, ils évalueront l’argumentation des parties à la lumière des dispositions de la Loi du droit d’auteur, sensée protéger les créateurs contre le plagiat. Par la suite le plus haut tribunal du pays convoquera les parties lors de la tenue du procès, dont la date sera connue dans quelques mois. Rappelons que Claude Robinson a élaboré un synopsis et créé un personnage appelé Robinson Curiosité, dont il a présenté le scénario et les dessins aux dirigeants de Cinar en 1986. Sans nouvelles de son travail, Robinson a constaté quelques années plus tard qu’un dessin animé mettant en vedette unpersonnage du nom de Robinson Sucroë était diffusé.

L’ultime combat du Verdunois

Claude Robinson risque gros mais au point où en sont les choses, le dessinateur verdunois ne peut plus reculer. L’homme qui a déjà déboursé quatre millions en frais d’avocat, souhaite qu’on rétablisse la condamnation initiale de 5,2 millions de dollars prononcée par la Cour supérieure en 2009, qu’un jugement plus récent de la Cour d’appel a hélas réduit de moitié tout en reconnaissant le plagiat. Le risque pour Robinson, c’est de ne pouvoir être remboursé par les parties adverses malgré un jugement qui lui serait favorable. Ronald Weinberg, veuf de Micheline Charest et ancien patron de Cinar, n’a plus un sou, dit-on. France Animation, Christophe Izard et Ravensburger sont possiblement dépourvus d’actifs au Canada. Condamnés ou pas, Claude Robinson espère rembourser ses avocats et récupérer des sous pour compenser ses années de labeur dans le dossier. Dans une prochaine édition du Messager, nous espérons vous faire part d’un témoignage inédit de Claude Robinson à ses concitoyens verdunois.

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