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Les super-héros de la persévérance scolaire

Grâce à son entourage, Marie-Eve Brunet a pu développer ses forces et ses passions et poursuivre des études postsecondaires. La conseillère d’arrondissement à Verdun tient pour une deuxième année le rôle d’ambassadrice des journées de la persévérance scolaire à Montréal, qui auront lieu la semaine prochaine sous le thème des super-héros.

«Qu’on soit un parent, un professeur, un employeur, un élu ou même le brigadier ou le voisin, on est tous un super-héros, un des maillages de la chaîne qui peut mener à la réussite scolaire d’un jeune et c’est important de le réaliser», illustre la femme de 32 ans.

Marie-Eve Brunet parle en toute connaissance de cause. Marquée par une situation familiale difficile, elle a pu compter sur le soutien de personnes-clés qui lui ont offert une attention particulière à des moments où elle en avait besoin.

«Je me souviendrai toujours d’une professeure qui croyait énormément en moi qui m’a amenée à m’intéresser au théâtre. Même chose pour un employeur qui me permettait d’étudier en fin de soirée quand il n’y avait pas trop de clients», raconte-t-elle.

Avec du recul, Mme Brunet les voit comme partie prenante de sa réussite scolaire. «Ces acteurs-là ont eu le bon réflexe à mon égard, ils m’ont valorisée, m’ont permis de prendre confiance en moi. Sans eux, j’aurais probablement décroché», croit-elle.

Développer des passions

Aujourd’hui, Marie-Eve Brunet se sert de son rôle d’ambassadrice pour faire comprendre que la prévention est essentielle. «Réussir à l’école, c’est un cheminement de vie et tout se joue en bas âge. Déjà très jeune, les transitions entre les différents niveaux scolaires peuvent faire une différence», avance-t-elle.

Pour l’avoir vécu, la reconnaissance des intérêts donne envie de rester sur les bancs d’école. «Moi, par exemple, je devais avoir de bonnes notes pour faire du théâtre parascolaire», fait-elle valoir.

Qu’il s’agisse de sport, de danse ou de science, des passions sont d’autant plus importantes qu’elles donnent aux jeunes la possibilité de rêver, ajoute Mme Brunet. «Ce n’est pas grave si tu changes de rêve 20 millions de fois. Mais rêver ça stimule, ça donne envie d’avancer», note-t-elle.

Chaque cheminement scolaire est unique et tout aussi valable selon elle.  «Ce n’est pas vrai non plus que tout le monde doit avancer de la même manière et avoir le même parcours, soutient l’ambassadrice. Le mien est différent, j’ai fait mon cégep avec un an de plus et c’est correct.»

Mère de deux enfants, Marie-Eve Brunet a récemment obtenu un certificat universitaire. «Encore aujourd’hui, je continue à m’asseoir sur les bancs d’école et à étudier pour, un jour, obtenir mon baccalauréat», dit-elle.

Ce diplôme sera le résultat des encouragements de tous les super-héros sur son parcours qui auront cru en elle, au bon moment.

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