Île-des-Sœurs
07:00 19 novembre 2020 | mise à jour le: 19 novembre 2020 à 07:21 temps de lecture: 4 minutes

Bretelles: des produits de l’érable plus modernes sur les étagères

Bretelles: des produits de l’érable plus modernes sur les étagères
Photo: Site web BretellesCaroline Bordeleau et Philippe Charest-Beaudry ont récemment lancé la marque Bretelles.

Deux entrepreneurs de L’Île-des-Sœurs, Caroline Bordeleau et Philippe Charest-Beaudry, ont récemment lancé la marque Bretelles issue des produits de l’érable de leur entreprise Les Douceurs de l’érable Brien.

Caroline Bordeleau a travaillé dans le domaine de la finance et Philippe Charest-Beaudry est avocat de profession. Il y a environ deux ans, le couple est parti à la recherche d’une entreprise pour faire un virage dans leur carrière respective. «C’est un projet de vie qu’on avait depuis vraiment longtemps», lance d’emblée Mme Bordeleau.

Le duo était parti à la conquête d’un secteur qui les allumerait. «On a décidé de prendre le chemin peut-être un peu plus sinueux de ne pas chercher juste une entreprise qui est à vendre, mais de fouiller et voir qu’est-ce qui nous parle vraiment, souligne l’entrepreneure. On ne cherchait pas dans l’érable, ça s’est présenté à nous.» En découvrant Les Douceurs de l’érable Brien par l’entremise d’un ami, le duo retrouvait tous les critères qu’ils s’étaient donnés pour une entreprise de la relève.   

Celle-ci achète du sirop d’érable de différents producteurs à travers le Québec, puis le transforme au privé ou pour leurs propres marques. «C’est un trésor du Québec, on le retrouve ici et à peu d’endroits ailleurs», exprime Mme Bordeleau.

«L’une des missions que l’on s’est données c’est de dépoussiérer l’érable, de le décabaniser.»

-Caroline Bordeleau

Se réinventer

La pandémie aura été un coup particulièrement dur pour les nouveaux entrepreneurs. «La business traditionnelle des Douceurs de l’érable Brien, c’est dans le marché touristique, explique M. Charest-Beaudry. On confectionne beaucoup de produits à valeur ajoutée pour tout ce qu’on retrouve dans les aéroports et les boutiques touristiques. Ça représentait environ 75% de notre chiffre d’affaires. En ce moment, c’est zéro.»

Il a fallu que les partenaires se réinventent. Ils ont trouvé de nouveaux contrats et ils ont accéléré le lancement des produits de leur marque Bretelles. Ceux-ci se veulent des produits de consommation de tous les jours. Avec la forte popularité de l’achat local engendré par la pandémie, les entrepreneurs estiment que le moment était bien choisi pour lancer Bretelles.

Miser sur l’esthétique

La nouvelle marque propose des produits de l’érable purs comme le sirop, le sucre et le beurre, mais aussi de la gelée d’érable avec les piments d’Alep, un rub (mélange d’épices) et du maïs soufflé avec de la fleur de sel.

«On a une très belle réception sur ces produits», indique M. Charest-Beaudry.

Le but des entrepreneurs est d’amener les gens à explorer la cuisine avec l’érable. «On veut sortir le beurre pour autre chose que juste le mettre sur un toast. Il y a plein d’autres choses qu’on peut faire avec cela», relève Mme Bordeleau.

La marque Bretelles aborde une esthétique moderne. Le but du couple est entre autres que les gens aient envie de laisser le pot de sirop d’érable sur le comptoir quand on reçoit de la visite, d’en être fier.

«L’érable est beaucoup confiné dans le traditionnel et le touristique, explique M. Charest-Beaudry. On sait déjà que c’est bon, mais on voulait aussi amener le produit pour qu’il soit beau.»

On peut retrouver les produits d’érable de la marque Bretelles au Québec, notamment dans les épiceries IGA. L’an prochain, les entrepreneurs visent à exporter à l’extérieur de la province. L’objectif du duo est de lancer deux nouveaux produits chaque année. Très bientôt, on retrouvera sur des étagères, des fondants à l’érable Bretelles dans de petits sacs compostables.

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