Île-des-Sœurs
10:08 22 janvier 2014 | mise à jour le: 22 janvier 2014 à 10:08 temps de lecture: 3 minutes

La valeur ajoutée des stagiaires en entreprise

Invités spéciaux du dernier Midi-Motivation de l’année 2013, deux représentants du Cégep André-Laurendeau sont venus vanter les mérites de leurs étudiants et leurs formations. Mais aussi montrer les atouts pour les entreprises de l’Île-des-Sœurs et de Verdun de les accueillir en stage.

Emile Assaf, enseignant au Département des techniques et sciences administratives du Cégep André-Laurendeau, a présenté les trois programmes que suivent les futurs stagiaires des entreprises de l’Île-des-Sœurs et de Verdun, à savoir Gestion de commerce, Logistique du transport et Comptabilité de gestion.

Dans le cadre des échanges pédagogiques entre la France et le Québec, les étudiants français et québécois sont disponibles pour suivre des stages de fin de programme au sein des entreprises insulaires et verdunoises, «si tant est qu’elles fassent appel à eux», insiste l’enseignant.

Selon Émile Assaf, les missions des stages permettent aux jeunes de développer, en les mettant en pratique sous la supervision des professionnels, des compétences acquises:

– en gestion de commerces: démarrage et plan d’affaires, marketing, communication, vente, planification et organisation d’événements, ressources humaines, etc.;

– en transport: transport de marchandises, de personnes, import-export, entreposage, gestion des stocks, répartition, etc.;

– en comptabilité: tâches comptables et financières.

Une valeur ajoutée à l’entreprise

«Le stage est une valeur ajoutée à l’entreprise, à l’étudiant et la société», martèle Émile Assaf. «Chacun y trouvera de nombreux avantages. Pour l’entreprise qui accueille un stagiaire, cet apport peut lui permettre d’avancer des projets non réalisés en raison d’un manque de ressources (temps, budgets, employés), par exemple. L’entreprise pourrait profiter de la vue extérieure des stagiaires pour développer de nouvelles idées et apporter des améliorations», développe-t-il.

«Les petites et moyennes entreprises peuvent ainsi profiter d’un savoir, d’un savoir-faire et de compétences nouvelles. Un stagiaire, c’est aussi une façon de s’assurer un contact potentiel à moyen et long terme sur un marché étranger. Et d’un point de vue plus pragmatique, le stage permet de mieux connaître un futur employé avant de l’embaucher…»

«Pour le stagiaire, cette période en entreprise représente un temps d’apprentissage qui lui permet de mettre en pratique ses connaissances théoriques, et de se confronter à une nouvelle réalité en augmentant son niveau d’employabilité», poursuit l’enseignant. «Enfin, pour la société, elle enrichit son bassin de main-d’œuvre formée et compétente pour assurer la relève dans les entreprises.»

Un accueil donnant-donnant

«Certes, les stages sont non rémunérés, mais ils ont un coût non monétaire, comme le temps et l’engagement des professionnels au sein de l’entreprise envers le stagiaire pendant la période du stage», rappelle Émile Assaf.

«En effet, en lien avec le Cégep André-Laurendeau, l’entreprise s’engage à accueillir le ou la stagiaire et l’intégrer dans l’équipe, en lui donnant une mission claire et des objectifs réalisables. Bien sûr, l’employeur d’accueil doit lui fournir l’information, répondre à ses questions, le superviser, l’évaluer et effectuer une rétroaction sur sa performance et, bien sûr, encadrer son apprentissage pratique.»

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