Lachine & Dorval
16:13 19 juin 2020 | mise à jour le: 19 juin 2020 à 18:17 temps de lecture: 2 minutes

Station désinfectante lachinoise

Station désinfectante lachinoise
Photo: GracieusetéDésinfectausorus

Un distributeur de vêtements destiné aux employés de la construction, Coriboutik, a développé le «désinfectosaurus», une station de désinfection sans contact. La vente de nouveaux produits lui permet de faire grimper ses ventes, alors que la pandémie affectait grandement son chiffre d’affaires.

Il s’agit d’une pompe activable à l’aide du pied, qui limite les risques de propagation de la COVID-19. Aucun produit similaire n’est manufacturé en Amérique du Nord. «Plusieurs distributeurs de gel antiseptique commercialisés ne sont pas sanitaires, estime le propriétaire de la boutique lachinoise, Louis Corriveau. Je pense que le produit pourra susciter de l’intérêt à l’échelle canadienne.»

L’équipement a été développé en partenariat avec le fabricant de l’Estrie, MI Integration. La conception du prototype a nécessité une journée, alors que le produit final est en développement continu.

«On aimait l’idée de Louis, alors on a fabriqué quelques choses avec les pièces que nous utilisons souvent au quotidien», explique le vice-président de l’ingénierie de MI Integration, Nicolas Nadeau.

Les deux partenaires d’affaires commercialisent également des visières adaptées aux casques de construction depuis le début de la pandémie. Pour y parvenir, MI Integration, une entreprise généralement spécialisée en fabrication automobile, a dû se réinventer.

«On voyait nos machines arrêtées et on s’est dit qu’il fallait faire quelque chose, qu’il fallait mettre à profit nos connaissances pour combler les besoins qui allaient venir dans le monde de la construction», convient M. Nadeau.

Doubler

Avec l’arrivée des casques adaptés, Coriboutik a doublé ses chiffres de ventes du premier trimestre, une semaine après leur lancement. «Comme la majorité des gens, je me suis retrouvé en boule devant la télévision pendant le premier mois de la pandémie, parce que j’avais peur parce que je ne savais pas ce qui allait se passer. C’est bien de voir que les choses se replacent», indique M. Corriveau.

M. Corriveau tient son entreprise seul. Il va chercher lui-même les produits qu’il vend directement chez ses fournisseurs, en plus de les entreposer chez lui.

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