Lachine & Dorval
13:33 18 août 2020 | mise à jour le: 24 août 2020 à 13:28 temps de lecture: 3 minutes

Marché du travail perturbé par la pandémie à Lachine

Marché du travail perturbé par la pandémie à Lachine
Photo: GracieusetéLe Carrefour jeunesse emploi de Lachine.

Malgré la possibilité d’empocher la prestation canadienne d’urgence pour les étudiants (PCUE), le Carrefour jeunesse-emploi de Lachine reçoit autant de demandes d’aide qu’au cours d’une année normale.

L’organisme accompagne les jeunes à se décrocher un emploi d’été, en plus de leur offrir des services d’orientation. «Présentement, on reçoit plus de demandes de jeunes qu’à la normale. Ils voient peut-être que l’offre de la PCUE tire à sa fin ou ils souhaitent simplement obtenir un emploi avant leur retour à l’école», constate la conseillère en emploi Bianca Vosniades.

Dans le marché actuel, dénicher un emploi peut être difficile. «On a réduit le personnel à plusieurs endroits, justifie Mme Vosniades. Par exemple, les jeunes qui vont porter leur CV dans les épiceries ne se font pas rappeler.»

Malgré le contexte actuel, le Carrefour suggère aux étudiants à la recherche d’un emploi de se déplacer et de rencontrer leurs futurs employeurs. «C’est une bonne occasion de prouver que l’on respecte les normes sanitaires en vigueur, comme le port du masque et la distanciation physique», estime Mme Vosniades.

Un défi demeure: il est plus difficile d’exposer sa personnalité avec le visage couvert. «Même s’il n’est pas pleinement possible de montrer ses vraies couleurs, se présenter prouve que l’on est une personne positive, prête à travailler malgré la période difficile», insiste la conseillère.

À long terme, ceux qui auront travaillé au cours de la pandémie seront récompensés, puisqu’ils auront vécu des expériences hors du commun, demandant une rigueur pour assurer le respect des normes de santé publique.

Recherche de stabilité

Même si les candidats se font nombreux, de petites entreprises, notamment dans le secteur de la restauration, peine à trouver des employés.

Un casse-croûte qui a ouvert pendant la pandémie, Chez l’Gourmand, a notamment dû fermer temporairement, puisqu’il peine à embaucher.

«Les employeurs ont de la difficulté à trouver des candidats fiables, qui veulent travailler à temps plein. Dans le contexte actuel, plusieurs personnes préfèrent faire des quarts de travail plus court», constate Mme Vosniades.

Le Carrefour jeunesse-emploi a rouvert ses portes il y a trois semaines. Des services à distance étaient proposés pendant la pandémie.

Il propose également aux entreprises qui ont un poste à combler un service d’aide.

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