Lachine & Dorval
00:23 9 octobre 2020 | mise à jour le: 9 octobre 2020 à 00:23 temps de lecture: 4 minutes

Nouveau directeur pour l’arrondissement de Lachine

Nouveau directeur pour l’arrondissement de Lachine
Photo: GracieusetéNatif de l’ouest de Montréal, André Hamel est âgé de 61 ans.

Lachine a accueilli un nouveau directeur général à la fin août, André Hamel, qui succède à Martin Savard, désormais directeur du service de concertation des arrondissements de la Ville de Montréal.

Qu’est-ce qui vous occupe depuis votre entrée en poste?

J’apprends à me familiariser avec nos dossiers actifs, à connaître notre environnement de travail, les employés et les élus. Développer une bonne relation de travail avec mon équipe, c’est une priorité. Heureusement, j’arrive de la Ville de Montréal, donc je comprends bien les fonctionnements en place. Ça facilite mon entrée en poste.

En quoi consiste le rôle de directeur d’arrondissement à vos yeux?

C’est de réaliser les orientations du conseil d’arrondissement d’un point de vue technique, en ayant une certaine incidence dans les décisions qui sont prises, en soulignant les impacts possibles sur le budget, de la faisabilité des activités. Nous sommes des chefs d’orchestre pour tous les enjeux des arrondissements.

Dans quelle mesure pouvez-vous donner votre opinion sur les décisions politiques qui sont prises?

Mon rôle, c’est d’énumérer tous les enjeux possibles, sans émettre mes opinions personnelles. Je dois aider l’arrondissement à prendre les meilleures décisions au niveau des opérations, de son image et du pôle qu’il veut développer. Pour cela, je dois démontrer tous les avantages et les inconvénients de certaines décisions.

Qu’est-ce qui vous a mené à accepter ce poste?

Le défi qu’il représente. J’aime le mélange qu’il m’offre entre la planification et le contact humain. Plusieurs enjeux intéressants viennent avec ce poste, comme la revitalisation de la rue Notre-Dame, le changement de vocation de la marina et le développement d’un éco-quartier dans Lachine-Est, qui représente un grand défi.

Pourquoi ce développement constitue un défi à vos yeux?

Parce qu’il faut s’entendre sur la manière dont le projet se concrétisera. Il y a beaucoup d’infrastructures à rattacher, en plus des enjeux d’écologie, de transport en commun et d’espace commun. Il y a aussi un centre sportif qui y sera annexé. Toute cette logistique représente un jeu d’échecs que j’apprécie.

Un autre enjeu dans votre assiette est l’assèchement des étangs artificiels dans le Village Saint-Louis. Comment percevez-vous la situation?

Tout est question d’investissements. À un point, tes actifs arrivent en fin de vie, et tu dois faire des choix. Est-ce qu’il y a des rues qui sont plus endommagées que ces fontaines? On aimerait bien tout faire d’un seul coup, mais c’est plus compliqué que cela.

La gestion de l’arrondissement dans le développement VillaNova a été critiquée par les citoyens, surtout à cause d’une confusion quant à la hauteur des trottoirs. Même si vous n’étiez pas en poste au début de cette saga, qu’auriez-vous fait différemment dans la gestion de ce dossier?

Pour arrêter les activités d’un chantier, il faut des données techniques importantes, chose qu’il manquait à l’arrondissement. Je suis à l’aise dans ce type de contexte. Possiblement que si j’avais été en place, le chantier n’aurait pas été fermé aussi longtemps. Mais c’est un dossier dans lequel il y a plusieurs intervenants, alors parfois, ça va vite. On a un post-mortem à faire afin de mieux gérer les chantiers de la sorte la prochaine fois.

Croyez-vous que la pandémie affectera votre gestion de l’arrondissement?

Vous verrez dans notre budget présenté lundi (5 octobre), nous ne serons pas gravement pénalisés. Bien entendu, nous avons obtenu moins de revenus qu’à l’habitude, mais nous avons aussi moins dépensé.

Quelle est la plus grande force de votre équipe?

Je sens que nos employés sont mobilisés. Ils veulent être là, et je vous garantis que ce n’est pas comme ça dans toutes les administrations. Il y a un sentiment d’appartenance, une proximité avec le public que je n’avais pas vu dans d’autres conseils d’arrondissement.

Pour faciliter la lecture de l’entrevue, certaines réponses peuvent avoir été éditées.

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André Hamel est à l’emploi de la Ville de Montréal depuis plus de 13 ans.

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