Lachine & Dorval
08:16 9 décembre 2020 | mise à jour le: 9 décembre 2020 à 08:19 temps de lecture: 3 minutes

Deuxième emplacement pour le Centre de pédiatrie sociale de Lachine

Deuxième emplacement pour le Centre de pédiatrie sociale de Lachine
Photo: GracieusetéL’équipe du CPSC de Lachine.

Depuis septembre, le centre de pédiatrie sociale communautaire (CPSC) offre des services dans le quartier Duff-Court de Lachine, où de plus en plus familles sont touchées par la violence. Cette situation découle de la pandémie.

Il s’agit d’un deuxième emplacement pour le CPSC dans l’arrondissement, qui œuvre dans le quartier St-Pierre, sur la rue des Érables, depuis juin 2019.

Un espace au sein des bureaux du Comité de vie de quartier Duff-Court (COVIQ) a été rénové spécialement pour le centre.

«Nous avions des besoins importants dans le secteur depuis des années, alors on peut dire qu’il était temps que l’on y retrouve un bureau du CPSC», commente le directeur général du COVIQ, Shawn Bourdages.

Dans ses nouvelles installations, le CPSC offre des services d’orthophonie et d’éducation spécialisée, auxquels s’ajouteront de la musicothérapie et de l’ergothérapie au cours des prochains mois.

Situation problématique

Dans le quartier Duff-Court, 26,8% des enfants d’âge préscolaire ont des difficultés de développement cognitif et langagier, relève l’Enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle (EQDEM).

«Ce sont des taux vraiment inquiétants, dénote la coordonnatrice du CPSC, Roxanne Lesage. C’est rassurant de savoir que les résidents du secteur ont désormais plus facilement accès à nos services.»

Chez les étudiants du secondaire, 32% auraient été victime de violence verbale ou physique, dévoile l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire de 2017.

La violence au sein des familles aurait augmenté depuis le début de la pandémie, constate Mme Lesage.

«Le stress toxique vient augmenter la violence, explique-t-elle. On a reçu plus d’appels d’urgence de parents qui ont perdu le contrôle, car leurs enfants n’avaient plus d’horaire fixe, plus de routine. Ces enfants-là souffraient de négligence.»

Avec la pandémie est toutefois venu une vague de générosité. Les dons de nourriture et de vêtements au centre ont été nombreuses au cours des dernières semaines. «La communauté a été vraiment incroyable, résume Mme Lesage. Maintenant, il nous faudrait plus de bénévoles pour venir trier toutes ces donations.»

Et ce n’est pas qu’au niveau du bénévolat que le CPSC indique manquer d’effectifs, souhaitant aussi greffer un autre travailleur social à son équipe. Pour ce faire, 50 000$ supplémentaires par année serait toutefois nécessaires.

«On mise sur un prêt de service du CIUSSS, qui nous offre l’aide d’une infirmière et d’une travailleuse sociale, mais on aurait besoin de plus d’aide. Notre liste d’attente s’allonge et cela nous rend très nerveux», confie Mme Lesage.

Une partie des fonds amassés lors du webothon de la Fondation du Dr Julien, tenu le 12 décembre, sera remise au CPSC.

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