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Année mouvementée pour Enrico Ciccone

Le député de Marquette Enrico Ciccone. Photo: Josie Desmarais/Métro

Dépôt d’un projet de loi, nouvelles responsabilités et aide dans un CHSLD: le député de Marquette Enrico Ciccone a connu une année en montagne russe. Pour celui qui aime côtoyer les citoyens, la pandémie a dénaturé son travail.

Si sa proposition est adoptée, les bagarres seraient interdites dans les activités sportives auxquelles participent les personnes de moins de 18 ans. La mesure toucherait surtout la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), dans laquelle les joueurs sont âgés de 16 à 20 ans.

«Deux projets de loi en deux ans, j’en suis pas mal fier, réagit-il. Certains sont à l’Assemblée nationale depuis dix ans et n’en ont jamais déposé un.»

Avec 374 matchs au sein de la Ligue nationale de hockey (LNH), M. Ciccone rappelle qu’il comprend les effets néfastes des bagarres. «En sachant ce que ça fait un coup de poing sur la gueule, en connaissant l’aspect de l’angoisse que ça donne, je devais faire quelque chose», explique-t-il.

Confiant, il croit que la loi sera adoptée. «D’autres collègues m’ont supporté, mais la ministre Isabelle Charest a dit qu’elle voulait laisser aller les choses, qu’elle voulait laisser le temps à la LHJMQ de prendre ses décisions. Ça sera à elle de choisir», note M. Ciccone.

Avec son premier projet de loi, le député voulait que les données sur l’état de santé des mineurs soient collectées après une commotion cérébrale. La création du «Passe-Sports» permettrait notamment aux parents, entraîneurs et médecins d’avoir accès à l’historique médical d’un joueur à un seul endroit.

«Emmener les lois en sécurité du sport au goût du jour, je m’en fais une mission», statue-t-il.

Rôle changé

Avec l’arrivée de la cheffe Dominique Anglade à la tête du Parti libéral du Québec, M. Ciccone s’est vu ajouter les rôles de porte-parole de l’opposition officielle pour la Capitale-Nationale et en matière d’intimidation.

Depuis le début de la pandémie, le député a été présent à toutes les séances au Salon bleu. «Nous sommes un nombre réduit, alors ce n’est pas facile, mais on doit continuer à faire notre travail», commente-t-il.

Habitué d’être présent lors des événements communautaires, le député tente de garder contact avec ses citoyens.

«De ne pas être capable de parler aux gens, de les regarder dans les yeux, ça me démolit, partage-t-il. Leur parler me permet de prendre leurs problématiques et de les amener lors de mes prises de parole à l’Assemblée nationale.»
Pour pallier ce manque, il tente de converser avec les résidents par téléphone.

«Nous sommes pas mal plus occupés qu’à l’habitude. On reçoit beaucoup de questions sur des sujets que nous ne sommes pas habitués de gérer», explique M. Ciccone.

La version estivale du Tournoi du député, qui ramasse des fonds pour un organisme en santé mentale de Dorval, l’Équipe Entreprise, a été annulée. À moins d’un revirement, l’édition hivernale n’aura également pas lieu.

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