Lachine & Dorval
12:15 13 janvier 2021 | mise à jour le: 14 janvier 2021 à 08:17 temps de lecture: 3 minutes

Un peintre évoque la nostalgie par ses œuvres d’art

Un peintre évoque la nostalgie par ses œuvres d’art
Photo: Gracieuseté – Michael LitvackMichael Litvack peint à temps plein depuis qu’il est retraité.

Par ses peintures nostalgiques aux couleurs vibrantes, le Lachinois Michael Litvack recrée des scènes du passé. Des endroits de Lachine sont mis en valeur dans une dizaine de ses peintures.

L’homme de 77 ans, possède une forte connexion avec l’arrondissement. Sa famille était propriétaire de magasins alimentaires connus sous le nom de Spot, une chaîne qui a débuté dans les années 1920s.

L’un d’eux a ouvert ses portes sur la rue Notre-Dame, dans lequel M. Litvack travaillait. « À l’époque, je connaissais tout le monde, les marchands, les commerces et les lieux », se remémore-t-il.

Litvack a poursuivi son chemin dans le marché alimentaire durant plusieurs décennies, continuant à travailler pour l’entreprise familiale avant de devenir représentant des ventes chez le distributeur d’aliments, United Natural Foods Canada.

Changement de direction

Après avoir vendu le dernier de magasin familial en 2004, et quitté l’industrie alimentaire pour de bon en 2015, son épouse l’a convaincu de peindre à temps plein. « Elle m’a dit, si tu veux le faire, fais-le », raconte-t-il.

Diplômé en anglais et histoire à l’Université Sir George Williams, maintenant un pavillon de l’Université Concordia, il a étudié les arts une année en 1964 avant d’abandonner complètement. Il n’a retouché ses pinceaux qu’en 2010.

Son expérience artistique a commencé au journal étudiant, où il dessinait des bandes dessinées. Il a également produit de nombreuses illustrations pour le commerce alimentaire familial, un sujet qui fait apparition dans plusieurs de ses œuvres.

«J’aime peindre des choses que les gens se rappellent d’avoir visitées ou vécues»

Histoire

M. Litvack décrit son style comme étant « pseudo naïf abstrait utilisant des couleurs vives et des formes simples ». Il utilise de l’acrylique ainsi que des marqueurs noirs.

Ses œuvres rappellent aux gens des scènes typiques, des endroits qu’ils ont vu à une époque différente.

Pour lui, chaque détail est important afin de recréer des moments du passé. « Mes clients souhaitent souvent pouvoir montrer à leurs enfants comment c’était dans leur temps, le prix de certaines choses au supermarché ou l’allure des voitures dans la rue », ajoute l’autodidacte.

Une de ses peintures représente l’ancien restaurant chinois Dragon House, qui était situé sur le boulevard Saint-Joseph avant de déménager sur la rue Notre-Dame. On y voit l’extérieur du bâtiment, vers 1960.

« Comme la plupart des villes canadiennes, Lachine avait au moins un café chinois. Les enfants y jouaient le rôle de traducteurs pour les parents nés à l’étranger », explique-t-il.

Malgré la pandémie, l’artiste reste bien occupé, puisque ses œuvres sont en constante demande. Des commandes lui viennent de partout dans le monde.

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