Lachine & Dorval

Christian Fritschi, photographe de l’année du Club Vision Photo Lachine

Christian Fritschi Photo: Gracieuseté

Passionné des oiseaux, Christian Fritschi, 72 ans, remporte le prix du photographe de l’année au Club Vision Photo Lachine. Fondé en 1983, le Club rassemble des amateurs de la photographie et organise des activités saisonnières, dont des conférences, des sorties de groupe, des ateliers et l’exposition annuelle à la Vieille brasserie du boulevard St-Joseph.

M. Fritschi vient tout juste d’officialiser le lancement de sa nouvelle exposition virtuelle intitulée Visite au musée. Né en Suisse, le photographe est arrivé au Canada à l’enfance.

Que représente pour vous le fait que cet honneur vous aie été décerné par vos pairs du Club de photographie ?

C’est très flatteur, mais c’est aussi une reconnaissance des efforts qu’on accomplit. Tout au long de l’année, les membres du club doivent soulever des défis et des devoirs, selon certains thèmes établis. Notre travail est ensuite jugé par nos pairs sans savoir qui a fait quoi. On accumule des points et celui qui en a le plus à la fin de l’année remporte le prix du meilleur photographe. Je dois dire que la course a été très serrée.

«J’apprécie beaucoup ce Club qui possède énormément de talent. C’est un groupe à vocation humaine et ce sont des gens avec qui je m’entends très bien.» -Christian Fritschi

Comment s’est développée cette passion pour la photographie ?

J’ai pratiqué le métier de photographe vers 1965. Même à cette époque, ce n’était pas facile de percer et cette réalité est encore plus vraie aujourd’hui de par le numérique, qui facilite la prise de photo. C’était un peu un travail de crève-faim. J’ai tout de même pu utiliser ma passion à travers les différents métiers que j’ai occupés. C’est lors d’un voyage à Boston en 2006 que j’ai eu la piqûre pour le numérique.

Comment décrieriez-vous votre style photographique ?

La photo est rendue tellement plus facile grâce aux appareils qui s’améliorent. Ça devient de vrais ordinateurs et n’importe qui peut faire une photo acceptable. Mais acceptable, pour moi, ce n’est pas suffisant. C’est pour ça que j’utilise des programmes comme Photoshop pour ajouter des éléments à la photo et ainsi raconter une histoire.

La pandémie a forcé ma créativité en ce sens. Alors qu’on n’avait pas de salle d’exposition en présentiel, j’ai décidé d’en créer une à même mes photos.

On remarque une forte présence d’oiseaux dans vos œuvres. Pourquoi affectionnez-vous particulièrement ces animaux ?

Il y a plus de 10 ans, juste avant que je décide de prendre ma retraite, j’avais fait la rencontre d’un pêcheur de Trois-Rivières, qui m’avait fait découvrir le lac St-Pierre. Il s’agissait de l’année où il y avait eu des inondations dans le secteur. Le lac avait débordé dans les champs, nous permettant ainsi de naviguer en bateau vers des espaces normalement inaccessibles.

C’est là que j’ai pu observer des urubus et des pygargues à tête blanche qui n’étaient pas habitués de voir des humains passer. Dès cet instant, j’ai eu la piqûre.

Montréal est situé à l’intérieur d’un couloir migratoire très important. J’ai d’ailleurs réussi à capter des images d’un bébé faucon pèlerin qui s’est écrasé dans une vitre près de l’échangeur Turcot. J’ai contacté l’Union québécoise de la réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP) et ils s’en sont occupés.

En voyant l’importance de leur travail, j’ai décidé de me porter volontaire pour l’organisme en tant que transporteur pour aider les oiseaux à poursuivre le chemin migratoire.

Pour faciliter la lecture de l’entrevue, certaines réponses peuvent avoir été éditées.

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