Lachine

Un enfant sur soixante est atteint d'autisme

Mère de deux garçons atteints d’autisme, Rémi et Simon, la Lachinoise Johanne Leduc (aucun lien de parenté avec l’auteur de ces lignes) se consacre presqu’entièrement à la cause, appelée désormais les «Troubles du spectre de l’autisme » (TSA).

Avec l’appui de Sylvie LeGuerrier, touchée elle aussi indirectement par les TSA, Johanne Leduc, designer graphique de formation, a fondé le Salon de l’autisme, dont la première édition de tiendra du 3 au 5 octobre, au Cosmodôme de Laval. Il s’agira d’une première québécoise et canadienne.

«La souffrance des envahis»

Madame Leduc s’est fait connaître partout au Québec en publiant son récit autobiographique intitulé «La souffrance des envahis, troubles envahissants du développement et autisme», publié chez Béliveau éditeur, en 2012. Le succès de son livre l’a amenée rapidement dans les médias et petit à petit, l’idée a germé de faire connaître davantage «ce syndrome très vaste qui touche, selon Johanne Leduc, 1 enfant sur 60 au Québec à divers degrés.

«Cela a explosé, raconte Johanne, ça fait du bien de sortir d’une espèce de prison entre quatre murs; de savoir qu’il y a une vie après le diagnostic. J’ai bâti un réseautage qui m’a permis de monter le projet au cours des deux dernières années, et plus intensivement depuis janvier dernier, afin de monter la première édition du salon».

Neutre et sans préjugés

«Le salon se veut un événement neutre, explique sa cofondatrice, sans préjugés, sans ligne de pensée sur la cause de l’autisme. Pendant trois jours sera ainsi partagé un éventail d’opinions, de services et de ressources, avec la participation de plus de cent exposants et d’une trentaine de conférenciers venant d’un peu partout au Québec et d’ailleurs au Canada.

Madame Leduc poursuit en disant que «le salon a pour objectif d’aider les citoyens à trouver rapidement et facilement l’information dont ils ont besoin en lien avec l’autisme et les troubles du spectre de l’autisme (TSA). Les familles d’enfants autistes pourront y découvrir des services dont ils ignoraient même l’existence».

Le Salon de l’autisme TSA du Québec veut aussi sensibiliser d’éventuels partenaires à la cause de l’autisme et permettra aux citoyens de s’informer dans une atmosphère décontractée. «Il faut parler d’autisme, c’est le lien qui nous unit», affirme Johanne Leduc.

Parmi la centaine d’exposants attendus se trouve le CLSC Dorval-Lachine, ce dont est très fière la maman, auteure et créatrice d’événement.

Six familles du Québec, dont une de Lachine (autre que celle de Johanne Leduc) et une de Dorval, seront honorées pour leur implication dans la cause, vivant au quotidien avec les troubles du spectre de l’autisme (TSA).  

On peut visiter le site internet pour plus d’information: salondelautismetsa.com

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