LaSalle
07:30 14 février 2020 | mise à jour le: 13 février 2020 à 18:58 temps de lecture: 3 minutes

S’aimer en 2020, selon un couple de LaSalloises

S’aimer en 2020, selon un couple de LaSalloises
Photo: Messager LaSalle – Denis GermainJulie-Maude Beauchesne et Émilie Bernier-Reeves habitent dans le Village-des-Rapides à LaSalle.

Après un coup de foudre, Julie-Maude Beauchesne et Émilie Bernier-Reeves vivent le parfait bonheur depuis deux ans. Les LaSalloises, qui songent à se marier et avoir des enfants, se sont courtisées à travers un groupe Facebook, qui facilite les rencontres pour personnes LGBTQ+.

«On a commencé à s’écrire, à se parler et on s’est rendu compte qu’on avait pas mal de choses en commun, raconte Mme Reeves-Bernier. À un moment, on a décidé de se rencontrer.»

«Cette journée-là, on s’est dit qu’on s’aimait», renchérit sa conjointe qui complète un doctorat en sciences politiques à l’Université de Montréal.

Les femmes auraient moins peur de l’engagement, selon Mme Beauchesne. «En général, ça va beaucoup plus vite qu’un couple gai ou hétérosexuel», analyse-t-elle.

Les deux femmes sont fiancées depuis Noël 2018. Elles prévoient se marier l’an prochain. Des démarches sont déjà en cours dans une clinique de fertilité pour qu’Émilie, qui est plus jeune, porte leur premier enfant.

Coming-out

Ayant grandi en Gaspésie, Émilie Bernier-Reeves a eu des amoureux jusqu’à l’âge de 17 ans parce qu’elle n’osait pas s’avouer qu’elle était lesbienne. «Je n’avais aucune attirance sexuelle envers les gars. Quand c’était le temps d’avoir une relation sexuelle, je les laissais tomber», explique-t-elle.

Elle a fait son coming-out en arrivant au cégep à Montréal.

De son côté, Julie-Maude Beauchesne affirme qu’elle n’a jamais eu de copains, mais elle a dû attendre afin de pouvoir vivre pleinement sa vie amoureuse et sexuelle.

«À part dans l’intimité, il n’y a pas de grandes différences», ajoute-t-elle.

Que tu sois hétéro, LGBT, peu importe, on a tous les mêmes aspirations. On veut avoir quelqu’un dans notre vie, la partager, peut-être avoir une famille. Ça, ça ne change pas.» — Julie-Maude Beauchesne

Les gens se permettent toutefois davantage de commenter. «Un jour, quand j’embrassais ma conjointe dans un parc, un homme m’a dit : “Oh mon dieu, ça, c’est mon fantasme”», raconte Mme Beauchesne.

Heureusement, le couple affirme que de véritables actes homophobes, particulièrement envers les lesbiennes, sont plutôt rares à Montréal contrairement à d’autres villes dans le monde. Elles-mêmes n’en ont jamais vécu ici.

Julie-Maude Beauchesne et Émilie Bernier-Reeves viennent tout juste d’emménager dans un duplex avec une cour arrière. Déjà, elles imaginent leur vie familiale et leur futur enfant y courir.

D’ici là, elles souhaitent se marier avant que Mme Bernier-Reeves tombe enceinte, afin qu’elle rentre dans sa robe sans trop de difficultés.

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