LaSalle

Tous les élus de LaSalle quittent Union Montréal

La mairesse Manon Barbe et les conseillers Richard Deschamps (chef par intérim d’Union Montréal), Alvaro Farinacci, Josée Troilo, Laura Palestini et Vincenzo Cesari ont pris la décision de quitter le parti Union Montréal et de dorénavant siéger à titre de conseillers indépendants.

La mairesse Manon Barbe a confirmé la nouvelle lors d’une entrevue exclusive accordée au Messager mardi matin. Les élus ont pris cette décision à leur caucus précédant la séance du conseil de lundi où aucune allusion n’a pourtant été faite à ce sujet.

«C’est une décision unanime et difficile parce que le parti et nous, on a toujours partagé les mêmes valeurs. Ça fait 12 ans qu’on appartenait à Union Montréal. En mai 2001, nous avons rencontré Gérald Tremblay et en novembre de la même année, nous avons été élus sous cette bannière. Avec l’UPAC, la Commission Charbonneau et ce qu’on a découvert, ce n’est pas intéressant. D’aucune façon, nous étions partie prenante de cette façon de faire. Jamais!», raconte la mairesse.

«Ça fait longtemps que les gens nous disaient qu’ils ne comprenaient pas pourquoi on restait dans Union Montréal. Les gens ne nous associent pas avec ce qu’ils entendent à la Commission Charbonneau. LaSalle n’a jamais été nommé, ni à la Commission, ni à l’UPAC. Ils savent qu’à LaSalle, ça marche droit. Les valeurs que nous avons véhiculées depuis 12 ans sont encore là. La plupart des personnes qui sont passées à la Commission Charbonneau, ce sont des gens que je n’ai jamais connues ou rencontrées. Ça se passait à un autre niveau. Richard Deschamps et moi avons joint le comité exécutif il y a deux ans et demi.»

La suite des choses

La suite des choses pour les élus de LaSalle? Manon Barbe n’entend pas quitter la politique pour autant. «Depuis que Gérald Tremblay a quitté, je suis en mode de me dire qu’il faut trouver le meilleur véhicule politique pour s’assurer qu’à la mairie de Montréal, on va trouver quelqu’un qui va nous représenter dans le meilleur intérêt des LaSallois. Le candidat qu’on choisira d’épauler à la mairie de Montréal sera celui ou celle qui va partager nos valeurs. Il n’y a pas de compromis à faire là-dessus.»

Cette personne est-elle parmi les partis existants? «Tout est ouvert, mais avec les chefs en place dans le moment, je ne vois pas de possibilité. On va voir comment ça va se dessiner. C’est un jeu d’échec. On souhaite avoir un candidat ou une candidate qui partage nos valeurs.»

Et l’arrivée de Denis Coderre? «Je n’ai pas rencontré Denis Coderre et je ne sais pas s’il partage mes valeurs. Ce sera des choses à vérifier.»

Des valeurs fondamentales

Manon Barbe rappelle les grandes valeurs que les élus de LaSalle partageaient avec Union Montréal. «Il y a l’autonomie des arrondissements parce qu’on croit que l’efficacité passe par cette autonomie des arrondissements. La seconde valeur (…) si on veut maintenir la proximité avec la population, ça prend des élus présents sur le territoire. Nous sommes sur le terrain pendant quatre ans, pas juste pendant l’année électorale.» «Union Montréal a toujours reconnu nos différences comme une richesse. Le bâti de LaSalle doit être traité de manière différente. Il y a des façons de faire qui doivent être adaptées selon les arrondissements. Quand on a subi les fusions forcées, on avait pris l’engagement qu’on garderait nos spécificités. C’était non négociable et le parti a toujours conservé ces valeurs.» La mairesse rend hommage au conseiller Richard Deschamps qui a pris la relève comme chef intérimaire d’Union Montréal. Elle souligne «sa force de caractère, son engagement, sa loyauté et sa ténacité. C’est difficile pour lui de se rendre à l’évidence qu’on doive siéger comme indépendants. Ça a demandé énormément d’énergie de sa part et il a tenu le fort à bout de bras.» «On a fait le choix de demeurer dans le parti parce qu’on voulait rester solidaires à Gérald Tremblay et lui permettre de témoigner à la Commission Charbonneau. Maintenant, on peut fermer la porte et se dire que c’est mission accomplie.» Mme Barbe insiste pour dire qu’Union Montréal a accompli de grandes réalisations, comme le plan de transport, la ligne 311, la sécurité routière, le Bixi, les infrastructures sportives et autres. C’est fâchant parce que la nouvelle coalition pense que c’est elle qui a fait tout ça. Elle récolte, mais c’est nous qui avons bûché et semé.»

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