LaSalle

Les étudiants prennent un vote symbolique pour poursuivre la grève

La décision du gouvernement d’imposer une loi spéciale a soulevé la colère d’une majorité d’étudiants présents à l’assemblée générale du 17 mai au cégep André-Laurendeau. Même si la session est suspendue jusqu’en août, ils ont voté symboliquement dans une proportion de 56,67 % pour la «poursuite de la grève».

Les cours sont suspendus depuis le 29 février dernier. Selon Dominic Dansereau de l’Association générale des étudiants, «on a pris un vote pour montrer au gouvernement qu’on réaffirme notre volonté de continuer la grève malgré la loi spéciale. Ce n’est pas parce que notre session est suspendue qu’on va arrêter nos revendications. C’est un affront et c’est dégueulasse comme loi.»

M. Dansereau reconnaît que les échanges ont été vigoureux. Parmi les étudiants opposés au boycott, dont les 57 qui ont obtenu une injonction provisoire la veille, certains ont vanté la loi spéciale. «Quelques-uns ont parlé de bloquer notre petite gaugauche et de permettre à tout le monde de rentrer en classe, sinon les policiers étaient pour nous rentrer dedans. Avec la loi spéciale, l’injonction est tombée.»

La veille, le 16 mai, à la suite d’une injonction provisoire émise par la Cour supérieure, 57 étudiants ont pu entrer dans le cégep et y suivre leurs cours. Mais le soir même, le gouvernement Charest a confirmé sa loi spéciale.»

Les étudiants croient-ils à une entente pendant l’été ou à un retour des mêmes problèmes en août ? Pour Dominic Dansereau,

«à l’automne, le problème sera le même et nous aurons un nouveau groupe de jeunes qui arrivera du secondaire qui sera déjà politisé. Le combat sera encore meilleur. Cet été, on va continuer d’organiser des manifestations et de participer à celles du centre-ville.»

Articles récents du même sujet

Exit mobile version