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L’histoire de la station Angrignon

L’histoire de la station Angrignon

À l’arrivée du métro de Montréal, les LaSallois devaient utiliser les lignes d’autobus pour se rendre à la maison à partir de la station Atwater, le terminus le plus à l’ouest du réseau à l’époque. En 1978, tout a changé avec le prolongement de la ligne verte jusqu’au parc Angrignon. Si le réseau souterrain s’arrête à la limite de l’arrondissement, il a tout de même facilité la vie de nombreux résidents.

«C’est certain que plusieurs personnes auraient aimé que le métro se prolonge plus profondément dans LaSalle, mais ça a quand même beaucoup aidé. Le territoire est séparé par le pont Mercier et le chemin de fer du Canadien Pacifique, donc c’est difficile d’avoir un système de transport en commun qui contente tout le monde», explique Denis Gravel, directeur de projets à la Société historique Cavelier-de-LaSalle.

Dans les années 1960, le service de l’urbanisme de la Ville de Montréal, sous le pouvoir du maire Jean Drapeau, envisageait un réseau de métro trois fois plus important que celui qu’on connaît aujourd’hui. Il était même question de créer une nouvelle ligne qui desservirait le territoire jusqu’à Lachine, autrefois appelé Ville Saint-Pierre. Ce projet ne s’est toutefois jamais concrétisé.

«Reste qu’Angrignon est un carrefour important de Montréal, plusieurs autobus de banlieue s’y arrêtent, en provenance de Châteauguay par exemple», ajoute M. Gravel, qui travaillait d’ailleurs comme guichetier à cette station à l’époque.

Architecture
Contrairement aux autres stations, celle qui dessert LaSalle n’est pas entièrement souterraine. Le quai possède des fenêtres qui donnent sur le terminus extérieur, ce qui a valu à l’architecte Jean-Louis Beaulieu un prix de l’Ordre des architectes du Québec, un an après la construction.

Il s’agit d’ailleurs de la station la moins profonde de tout le réseau, étant située à seulement 4,3 m du niveau du sol.

Elle a été nommée en l’honneur de Jean-Baptiste Arthur Angrignon, un conseiller municipal qui a représenté le quartier Saint-Paul de 1921 à 1934. Ce dernier a contribué à l’amélioration des équipements urbains de son quartier, comme le paysage des rues et la construction des ponts vers les municipalités voisines.