Soutenez

Le marché immobilier pourrait se stabiliser sur le Plateau-Mont-Royal

immobilier Montréal
Des unités de logement sur le Plateau-Mont-Royal. Photo: Josie Desmarais/Métro

Comme partout sur l’île de Montréal, les ventes immobilières sur le Plateau-Mont-Royal ont reculé à cause de la crise sanitaire. Cela pourrait avoir l’avantage de remettre les compteurs à zéro sur un marché immobilier déjà très concurrentiel.

D’avril à juin 2020, le secteur immobilier du Plateau-Mont-Royal a encaissé une baisse des ventes de 41%.

Selon Raymond Larivière, propriétaire du Groupe Larivière, le confinement édicté par le gouvernement y est pour beaucoup. «On ne pouvait pas visiter sauf avec la vidéo, les acheteurs ont dû attendre avant de se prononcer sur un bien», explique-t-il.

Toutefois, depuis le mois de juin, il remarque une reprise. Ceux qui n’avaient pas pu ou voulu faire d’offre d’achat, sont finalement passés à l’acte.

Et cela se voit dans les données de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), en effet, sur l’Île de Montréal, on remarque un bond de 29% des ventes au mois d’août 2020, comparé à la même période l’année précédente. Au mois d’avril 2020, en plein confinement, l’APCIQ enregistrait une baisse de 71% des ventes par rapport au même mois en 2019.

«Jusqu’à fin octobre, on va faire encore beaucoup de ventes en résidentiel», prévoit M. Larivière. Avant de revivre sûrement une pause temporaire à cause de la deuxième vague pandémique et de nouvelles restrictions du gouvernement.

Un marché davantage stable

Connu comme étant particulièrement exclusif, le marché de l’immobilier sur le Plateau pourrait toutefois se stabiliser et les prix pourraient baisser, la demande étant moindre.

«Moins d’Américains et d’Européens achètent [à cause de la fermeture des frontières internationales] sur le Plateau», explique M. Larivière. Selon lui, le marché immobilier sur le Plateau sera davantage «normal».

D’autant que plusieurs Montréalais, nouvelles conditions de travail obligent, choisissent de quitter la ville pour la campagne. «Ces acheteurs, en télétravail pour beaucoup, ne veulent pas rester dans un appartement, ils se sentent étouffés et veulent trouver des endroits à l’extérieur, à la campagne, pour pouvoir travailler à partir de là-bas», note Raymond Larivière.

Le courtier en immobilier assure : des acheteurs «vont se croiser, on va se retrouver avec deux ou trois offres d’achat au lieu de 10 auparavant».

Le chiffre: 629 000$

C’est le prix médian d’une propriété unifamiliale à Montréal au mois d’août, selon les données de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec. Au mois de mai, au plus fort de la première vague de la pandémie, ce chiffre culminait à 548 750$.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.