Le Plateau-Mont-Royal

L’art dans la rue: quand des œuvres s’exposent sur les palissades

Une œuvre de l’artiste de Franz Patrick Henry, qui est l'un des artistes exposants. Photo: Gracieuseté

Pour son nouveau projet artistique, L’Art dans la Rue, l’organisme Art Souterrain quitte les sous-sols montréalais pour s’exposer sur les murs de la ville. Jusqu’en novembre 2022, des œuvres sous forme d’affiches seront présentées à la vue des passants. Plusieurs expositions sont au programme; la première, Mémoire de l’avenir, rassemble trois duos d’artistes de l’ancienne et de la nouvelle génération.

Après avoir pendant tout l’été transformé des locaux vacants en ateliers pour les artistes, Art Souterrain fait son grand retour en compagnie d’Art Urbain Montréal et de Publicité Sauvage. Les trois organismes se sont réunis pour mettre en place ce nouveau projet d’art public, L’Art dans la Rue. «L’idée est venue de Publicité Sauvage, qui a pour mandat d’afficher de la publicité sur les palissades à Montréal, comme sur les chantiers», précise le fondateur et directeur général d’Art Souterrain, Frédéric Loury. 

Mais ici, point de publicité sur les palissades : c’est plutôt de l’art visuel qui est installé sur celles-ci. Jusqu’en novembre prochain, des artistes vont exposer leurs œuvres sous forme d’affiche, que cela soit de la photographie, de la peinture ou de la documentation au sujet d’une sculpture.

Il est possible de voir les œuvres dans sept lieux de Montréal, soit aux intersections suivantes : Beaubien et Fabre, D’Iberville et Masson, Frontenac et Sherbrooke, Ontario et Saint-Timothée, Papineau et Jean-Talon, Papineau et Laurier, et Saint-Laurent et De La Gauchetière.

En s’affichant sur les palissades, L’Art dans la Rue cherche à intégrer l’art dans l’espace public.

Passé et futur

«Le concept est de mettre en lumière des artistes en dehors des radars», souligne Frédéric Loury.

Pour la première exposition, Mémoire de l’avenir, qui se tiendra jusqu’en février 2022, trois duos d’artistes ont été formés. Chaque duo réunit un artiste émergent et un artiste de l’ancienne génération, dont les travaux respectifs se rapprochent d’une manière ou d’une autre.

Pour le commissariat de l’exposition, Art Souterrain a contacté l’artiste multidisciplinaire Kama La Mackerel. «Ça m’a tout de suite parlé parce que je m’intéresse beaucoup à la discussion et conversation intergénérationnelle […] et j’aime beaucoup la prémisse de l’art dans la rue», explique-t-iel.

Ainsi, Kama La Mackerel a réuni André Fournelle et Frantz Patrick Henry, qui explorent les notions de legs et de territoire à travers l’installation sculpturale, Peter Gnass et Béatrice Boily, qui abordent l’urbanité et la nature, ainsi que Serge Clément et Bahar Taheri, dont les sujets de recherche tournent autour de l’architecture et de l’espace public.

Ensemble, ces duos ont créé un dialogue à travers leur pratique artistique. Le choix du titre Mémoire de l’avenir met en parallèle la notion de l’héritage, avec les artistes établis, et du futur, avec les artistes émergents. «C’est un regard vers le passé qui se dirige vers l’avenir. Il y a quelque chose par rapport à comment ces œuvres ensemble peuvent nous offrir des manières et des structures pour l’avenir», précise Kama La Mackerel. L’Art dans la Rue souhaite devenir un nouveau rendez-vous annuel, avec, dans les prochaines années, l’organisation d’autres expositions d’œuvres publiques.

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