Le Plateau-Mont-Royal

Pour l'adoption dans les refuges

Avec leurs animaux provenant de refuges du Grand Montréal, les cafés de chats espèrent encourager l’adoption dans la région.

La Société pour la prévention contre la cruauté envers les animaux (SPCA) voit d’un bon œil l’ouverture de ces commerces.

« Nous sommes toujours là pour trouver des maisons permanentes aux félins. On est très impressionné par la façon dont le Café des chats s’est préparé pour les accueillir. Il y a une aire de repos où ils peuvent être tranquilles. Je crois que ça va sensibiliser les gens au fait que ce ne sont pas que des animaux à problèmes qui se retrouvent dans les refuges. Il y en a plein qui sont très gentils et affectueux », souligne la porte-parole de la SPCA, Anita Kapuscinska.

Rappelons que les félins sont sélectionnés en fonction de leur sociabilité pour habiter dans de tels commerces. Au total, 16 chats ont été sauvés par les deux cafés du Plateau-Mont-Royal.

Le volet de l’adoption en refuge est très important pour les propriétaires de ces entreprises.

« Les gens pensent toujours à la SPCA, mais ce n’est pas le seul endroit accueillant des animaux. J’ai tenté d’aller en chercher un peu partout. Tous les mois, nous allons donner des conférences sur diverses thématiques en lien avec les soins à leur prodiguer, avec nos partenaires, pour responsabiliser les gens. Les questions sur la stérilisation et sur le dégriffage seront importantes également. C’est d’abord et avant tout un projet social pour moi », indique le propriétaire du Café chat l’heureux, Clément Marty.

Au Café des chats, la promotion de l’adoption est aussi une priorité.

« On veut donner le goût aux gens d’adopter. Il y a tellement de chats abandonnés qui attendent une famille! Évidemment, on avise aussi les futurs propriétaires que c’est une grande responsabilité », précise la copropriétaire du Café des chats, Nadine Spencer.

Des règles sanitaires plus simples

De telles initiatives, où des animaux sont sauvés de l’euthanasie pour amuser le public, ne sont pas aussi simples partout. Le Québec est favorisé contrairement aux autres provinces canadiennes, car les cafés de chats sont sous la même juridiction que les endroits où l’on peut apporter son chien.

Ainsi, ces commerces doivent avoir un système de ventilation particulier, avec un purificateur d’air, pour éviter les allergènes. Ils doivent aussi avoir une cuisine inaccessible aux chats, avec une porte hermétique, pour éviter les poils.

« Je suis en contact avec des entrepreneurs tentant de développer ces projets, notamment à San Francisco et Los Angeles. En ce moment, ils attendent l’approbation des autorités pour pouvoir ouvrir leurs portes. Aux États-Unis, c’est plus complexe, car ils doivent avoir une salle à manger sans chats et une avec chats. Dans le reste du Canada, il n’y a pas vraiment de réglementation sur la question, contrairement au Québec. Quand j’ai démarré mon projet, j’étais le premier et les services sanitaires ne savaient pas trop quoi me dire », relate M. Marty.

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