Le Plateau-Mont-Royal

De plus petits bars et restos pour l'arrondissement

L’arrondissement interdira la construction de restaurants, débits de boisson et salles de billard de plus de 200 mètres carrés dès le mois de décembre. Les citoyens seront invités à s’exprimer sur la question.

Un avis de motion a été adopté, lors de la séance du conseil municipal du 2 septembre, à cet effet.

La prochaine étape sera de présenter le projet au Comité consultatif en urbanisme (CCU)

Le 28 octobre une assemblée publique aura lieu sur la question, aux bureaux de l’arrondissement, situé au 201, avenue Laurier Est. Enfin, son adoption officielle devrait être en décembre.

« L’objectif de cette nouvelle réglementation, c’est d’encourager le commerce indépendant et diversifié. Tous les bars et restaurants déjà en place conservent leurs droits acquis. C’est surtout des secteurs comme le Mile End, où il y a de l’espace pour développer de grandes surfaces, qui sont concernés. On ne veut pas se retrouver avec une Cage aux sports sur Saint-Viateur, par exemple. Ce sont des commerces qui sont plus adaptés à la réalité de la banlieue qu’à celle de notre secteur. Dans le centre du Plateau, ça va empêcher l’expansion sur plusieurs étages de bars, mais les bâtiments sont déjà relativement petits », indique la conseillère responsable du dossier, Christine Gosselin.

Évidemment, les élus croient que plus l’établissement est grand, plus les risques de dérangement sont réels. Ils précisent toutefois que ça ne changera rien pour la majorité des entreprises.

Du côté de la Société de développement du boulevard Saint-Laurent (SDBSL), ce projet apporte certaines inquiétudes.

« On comprend l’esprit derrière le règlement, mais c’est peut-être trop systématique. Rentrer un restaurant dans 2000 pieds carrés, ce n’est vraiment pas évident. Il n’y a que les chaînes qui ont le moyen d’avoir le matériel de fine pointe pour y arriver. En ce moment, on n’a pas de salle de réception dans Le Plateau. Les gens vont donc se marier ou faire baptiser leur enfant à Saint-Léonard ou en banlieue. Ce projet d’urbanisme empêcherait un restaurant de s’en doter. C’est malheureux. Il faut que les demandes de dérogation soient simples et ne demandent pas 10 000 $ pour un projet », indique le directeur général de la SDBSL, Glenn Castenheira.

Selon cette association de commerçants, le consommateur a le pouvoir de faire vivre les indépendants et éliminer les chaînes, par ses choix économiques.

La SDBSL assure qu’elle suivra le dossier et sera présente, lors de la consultation publique.

« Une adoption en décembre, ça me semble un peu rapide pour ce genre de projet », croit M. Castenheira.

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