Le maire Denis Coderre affirme que les commerces du boulevard Saint-Laurent, de la rue Saint-Denis, des avenues du Mont-Royal et Duluth Est pourront fermer à 20h dès cette fin de semaine.
L’élu a discuté avec le ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, Jacques Daoust après l’approbation en conseil de Ville, le 16 décembre, du projet-pilote de zone touristique permettant de prolonger les heures d’ouverture des commerces de détail la fin de semaine et les jours fériés sur certaines artères du Plateau-Mont-Royal.
Le maire en a fait l’annonce sur Twitter mercredi matin.
Pour la Société de développement du boulevard Saint-Laurent(SDBSL), c’est une grande victoire, puisqu’ils oeuvrent pour le projet depuis près de dix ans.
«On est agréablement surpris de la rapidité avec laquelle M. Coderre a réussi à s’entendre avec le ministre. Maintenant, le défi sera de communiquer l’information à tous nos commerçants. En plus de l’augmentation de 15 à 20% des revenus pour les commerces de détail, cette nouvelle réglementation aura aussi des retombées indirectes sur les cafés et restaurants», indique le directeur général de la SDBSL, Glenn Castenheira.
Pour une mixité commerciale
Ce dernier attend toutefois de recevoir le document officiel, pour voir si la dérogation inclut la possibilité d’ouvrir les jours fériés de 9h à 17h, comme c’est le cas actuellement dans le Vieux-Montréal et le quartier chinois.
Rappelons que le conseiller de Ville du district Jeanne-Mance, Alex Norris, a précisé en conseil que le projet incluait les rues Rachel et Prince-Arthur.
«Nous voulions l’étendre encore plus loin, sur les avenues Laurier et du Parc, mais après des discussions avec le ministère de l’Économie, on nous a dit que c’était trop loin du centre-ville. Nous espérons que cette prolongation permettra de ramener un équilibre et une diversification des commerces de détails et de proximité», souligne M. Norris.
Le conseiller croit que le tout permettra aux boutiques du Plateau-Mont-Royal de compétitionner avec celles du centre-ville qui bénéficient déjà de cette dérogation.
Le maire Denis Coderre a pour sa part souligné le travail des directeurs de société de développement commercial.
«Ils n’attendent pas après le politique pour bouger, ils vont de l’avant. Avec la mobilisation qu’il y a, nous nous devons d’appuyer leur démarche», a indiqué en séance du conseil municipal, M. Coderre.
