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La réussite en hausse à la Commission scolaire de la Pointe-de-l ’île

La réussite en hausse à la Commission scolaire de la Pointe-de-l ’île
Photo: Getty Images/iStockphotoLe secteur de l'éducation, notamment, est majoritairement composé de femmes. Archives Métro

Le taux de réussite des élèves de moins de 20 ans est en hausse pour une cinquième année consécutive à Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPI).

Le taux de diplomation et de qualification de la cohorte d’élèves ayant commencé leur parcours secondaire en 2011 a atteint 77,4 % en 2017‐2018, une hausse de 2,1 points de pourcentage par rapport à la cohorte précédente et de plus de 14 points en 5 ans, selon les chiffres de la CSPI, qui se base sur les dernières données publiées par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

« Ces résultats encourageants sont le fruit de la collaboration soutenue entre les différents ordres d’enseignement, qui travaillent de concert pour favoriser la réussite de tous les élèves », a déclaré le président de la CSPI, Miville Boudreault, par voie de communiqué.

La CSPI a mis en place l’an passé un « Plan d’engagement vers la réussite », ayant pour but d’améliorer sensiblement le taux de diplomation et une baisse drastique du décrochage scolaire.

Encore des difficultés à surmonter

Fabrizi Serafino, président du Syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’île (SEPI), s’est dit lui aussi « très content de ces résultats », mais indique que les statistiques ne révèlent pas un portrait complet de la situation.

« On est contre les données chiffrées, dit-il, car la réalité des classes et des élèves est différente d’une année à l’autre. »

Le manque de locaux et la pénurie de personnel sont ciblées par M. Serafino comme des éléments qui ne facilitent pas la réussite des élèves, malgré les mesures prises dernièrement.

La récupération de certaines bâtisses qui appartenaient à la Commission English Montréal afin d’accueillir un surplus d’élèves de la CSPI est ainsi perçue comme étant « une mesure d’urgence », dont l’impact est « limité dans le temps », selon M. Serafino.

« Il ne faut pas oublier que le contingent des élèves va encore augmenter et que le manque de locaux demeure avec cette augmentation à venir », prévient-il.

M. Serafino soutient d’ailleurs que, pour l’enseignement de certaines matières, c’est même « l’adaptation permanente », avec le passage « d’un endroit à l’autre », qui prévaut.