Mercier & Anjou
10:23 6 février 2020

Mise en valeur du marais Molson, un bilan «positif»

Mise en valeur du marais Molson, un bilan «positif»
Des bénévoles lors de la plantation d’arbres en 2018. Photo : Gracieuseté

Le Comité de Surveillance Louis-Riel (CSLR) soutient que les réalisations des cinq dernières années ont permis d’améliorer la biodiversité du marais Molson, situé dans le parc du Boisé-Jean-Milot dans le nord-est de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve

Corvée de nettoyage, contrôle du roseau commun, construction d’une passerelle, plantation d’arbres et de nouvelles espèces végétales : depuis 2015, l’équipe du CRSL et plus de 200 bénévoles ont travaillé d’arrache-pied pour maintenir un milieu naturel en santé dans un secteur fortement urbanisé et minéralisé.

«Les résultats vont au-delà de nos objectifs de départ», affirme le coordonnateur du comité Richard Sylvain. Au départ, seulement des plantes envahissantes comme du roseau, du phragmite et du nerprun poussaient dans le milieu humide. «Une trentaine de nouvelles espèces de végétaux qui n’étaient pas autour du marais avant 2014 ont été introduites», indique M. Sylvain.

Le rapport relate que le projet de mise en valeur du marais a permis «d’améliorer la biodiversité du marais en y plantant plus de 2 000 végétaux indigènes du Québec.» Cette valorisation écologique permettra de stabiliser les sols, de rétablir la dynamique de la végétation et d’améliorer à long terme la qualité de l’eau, peut-on lire. «On est fiers parce qu’on a sauvé un espace qui était oublié», ajoute Richard Sylvain.

Il ajoute qu’il ne s’agit pas juste de renaturalisation, mais aussi de la création d’habitats pour la petite faune et la faune aviaire. En effet, des abris à couleuvres et des nichoirs d’oiseaux ont été aménagés et installés, totalisant plus de 20 sites qu’il sera possible d’observer le long des sentiers du parc. «Il y a maintenant beaucoup d’animaux qui viennent au marais s’abreuver», mentionne le coordonnateur.

L’équipe du CSLR ne s’arrête pas là. Richard Sylvain confirme que les opérations vont continuer. «Même si on a gagné une bataille avec le phragmite, on n’a pas gagné la guerre, dit-il. On va faire le suivi des plantations.»

Le parc et le marais sont facilement accessibles en transport en commun: métro: Langelier. Autobus: 33 Langelier, 95 Bélanger, 18 Beaubien. L’entrée est à l’angle des rues Langelier et Bélanger.