Mercier & Anjou
10:37 6 mai 2020 | mise à jour le: 6 mai 2020 à 10:45 temps de lecture: 3 minutes

Épauler les commerces dans la crise avant la relance

Épauler les commerces dans la crise avant la relance
Photo: Naomie GelperMalgré l’insécurité que vivent les commerçants, aucune fermeture n’est annoncée pour l’instant.

La crise actuelle place les entrepreneurs de Tétreaultville dans l’incertitude quant à l’avenir de leurs commerces. Si certains pourront rouvrir, d’autres devront attendre encore un moment.

Avec l’arrivée de la pandémie du coronavirus, la revitalisation des artères commerciales a été mise sur la glace. «Le climat actuel n’est pas favorable pour amener des nouvelles entreprises», admet la directrice générale de l’association des commerçants de Tétreaultville, Viviane Caron.

La priorité présentement est de soutenir les entrepreneurs actuels, surtout ceux qui ont ouvert un commerce dans la dernière année. «Malheureusement, les nouveaux commerçants sont les premiers qui tombent dans les craques des différentes mesures parce qu’ils n’ont pas autant d’années d’expérience», soutient Mme Caron.

Souvent, il faut un an d’expérience pour avoir accès à certaines mesures d’aide du gouvernement pour prouver des pertes de revenus, précise-t-elle.

Toutefois, elle se veut rassurante : «À l’heure actuelle, je n’ai pas de commerçants qui m’a confirmé une fermeture», affirme-t-elle.

Vivre dans l’attente

Si le gouvernement a annoncé la réouverture progressive de certains commerces à Montréal, quelques secteurs auront une reprise plus lente. C’est le cas notamment des entreprises culturelles et celles spécialisées en soins personnels.

La propriétaire du centre de soin esthétique Aguaria Spa, Mireille Cloutier, ignore quand elle pourra accueillir des clients. «On apprend tout au compte-goutte tous les jours. On se demande si on va avoir le temps de se préparer», explique-t-elle.

L’entrepreneure craint qu’il n’y aura pas assez d’équipements de protection pour tout le monde. «Mon fournisseur régulier priorise les hôpitaux et je comprends ça, dit-elle. Mais si le gouvernement nous oblige à ouvrir, il faut qu’on soit équipé.»

À cela s’ajoute le stress de perdre sa clientèle ou même ses employés autonomes. «Chaque personne pourrait me dire qu’elle quitte, mais moi, je suis engagée dans un bail à long terme», s’inquiète Cloutier.

La propriétaire espère d’ailleurs qu’elle aura accès au programme d’aide d’urgence du Canada pour le loyer commercial (AUCLC).

Selon la directrice générale de l’association des commerçants de Tétreaultville, Viviane Caron, un commerce ne peut pas payer un loyer alors qu’il est fermé.

 

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