Mercier & Anjou

Un tournoi international avant d’accrocher ses patins

Brigitte Laganière devant la glace où s’entraîne son équipe, les Stingers de Concordia. Photo: Jason Paré, Métro Média

Âgée de 25 ans, Brigitte Laganière aura enfin la chance de représenter son pays sur la glace. L’hockeyeuse fera partie de l’équipe canadienne en compétition à l’édition hivernale de l’Universiade de la Fédération internationale du sport universitaire (FISU).

Cette compétition internationale aura lieu en Suisse du 11 au 21 décembre.

Née à Anjou, mais habitant actuellement dans l’arrondissement Lachine, Brigitte Laganière est, depuis 2016, défenseure au sein des Stingers, l’équipe de hockey féminin de l’Université Concordia, où elle fait des études en loisir thérapeutique et en administration.

Assistante-capitaine depuis trois ans, la joueuse portant le numéro 26 des Stingers sera accompagnée de quatre coéquipières, le reste des joueuses venant des autres universités canadiennes.

Pour Brigitte Laganière, cette compétition internationale est une belle façon de terminer sa carrière dans le monde du hockey, d’autant plus que les matchs ont été sur pause en 2020 à cause de la COVID-19.

«Normalement, ça aurait été ma dernière année. Je me sens vraiment chanceuse. C’est un honneur.»

Elle y voit une occasion en or, puisqu’elle n’a jamais joué à un tel niveau.

Lorsqu’on lui demande si elle aurait aimé faire carrière dans le hockey après l’université, Brigitte Laganière dit que oui, mais affirme que les options sont limitées. Depuis la dissolution au printemps 2019 de la Ligue canadienne de hockey féminin (LCHF), dans laquelle évoluaient les Canadiennes de Montréal, il n’y a plus d’équipe professionnelle de hockey féminin.

Elle mentionne en revanche la récente création de l’Association des joueuses professionnelles de hockey féminin (PWHPA), encore en construction. 

«Ils font des tournois pour promouvoir le hockey féminin et lui donner de la visibilité, mais en ce moment, il n’y a pas une ligue où les joueuses sont payées.»

Pour ce qui est des ligues mineures professionnelles, Brigitte Laganière évoque la Fédération première de hockey (FPH) aux États-Unis, mais «tu ne peux pas vivre ta vie avec l’argent que tu gagnes là.»

Inspirée par son frère

Lorsqu’elle a débuté dans ce sport à l’âge de six ans, il n’y avait pas d’équipe féminine pour son groupe d’âge. Elle a donc dû jouer, lors de ses premières années, avec des garçons, et c’est seulement au niveau bantam (13-14 ans) qu’elle s’est retrouvée dans une équipe féminine.

Même s’ils n’ont jamais joué ensemble, c’est son frère aîné qui lui a donné le goût de jouer au hockey.

«Mon frère voulait s’inscrire et je voulais faire comme lui.»

Elle raconte avoir commencé comme attaquante, mais s’être ensuite retrouvée à la défense à la demande de son entraîneur, car elle savait patiner à reculons.

Une fois rendue au niveau midget, Brigitte Laganière a été recrutée par Les Patriotes du Cégep de Saint-Laurent, une équipe avec laquelle elle a remporté le championnat du Réseau du sport étudiant du Québec.

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