Mercier & Anjou

Un artiste de Mercier remporte un prix luxembourgeois de 20 000 euros

Cette photo est celle qui a permis à Francis O'Shaughnessy de remporter le 2e prix du Luxembourg Art Prize. Photo: Graciseuseté, Francis O'Shaughnessy

Un artiste en arts visuels de Mercier-Est a remporté le 2e prix du Luxembourg Art Prize, une récompense de 20 000 euros, ce qui représente près de 30 000 $ canadiens.

Depuis sa création en 2015, le Luxembourg Art Prize souhaite lancer ou renforcer la carrière d’artistes de différentes disciplines à l’échelle internationale. Chaque année, 24 artistes finalistes sont sélectionnés par La Pinacothèque, un musée privé situé au Grand-Duché de Luxembourg, et trois lauréats sont désignés par un jury indépendant.

Les trois lauréats de la 7e édition du Luxembourg Art Prize sont des artistes du Brésil, du Canada et de la Lituanie.

Francis O’Shaughnessy pratique la photographie depuis 20 ans. C’est avec étonnement et par un texto que l’artiste a appris le matin du 1er décembre qu’il était récipiendaire du 2e prix.

Il ne sait pas encore exactement ce qu’il fera avec cette somme, mais il en consacrera une partie à l’achat d’équipement, puisqu’il utilise une technique bien particulière pour réaliser ses photos.

Une œuvre soumise par l’artiste au Luxembourg Art Prize. Photo: Francis O’Shaughnessy

Un procédé du 19e siècle

La technique qu’il emploie – le «collodion humide» – est un procédé photographique remontant au milieu du 19e siècle.

Francis O’Shaughnessy emploie du matériel «dur à trouver de nos jours» pour créer ses œuvres, dont une caméra à soufflet datant de 1900 et des plaques d’aluminium sur lesquelles il étend le collodion humide.

Il n’y a pas de pitons et il n’y a rien d’électronique. Alors, il faut s’habituer à gérer la lumière.

Francis O’Shaughnessy

Par le passé, l’artiste a utilisé des techniques plus récentes, telles que des appareils numériques, mais en donnant des cours de photographie argentique au cégep Marie-Victorin, il a réalisé que la chambre noire lui manquait.

«Ce n’est pas du tout la même chose que de travailler devant un ordinateur.»

Ce qu’il apprécie du collodion humide, c’est la lenteur du procédé, lequel nécessite de longues périodes d’exposition pouvant aller de 30 secondes à 20 minutes, «parfois même plus».

Ce qu’aime surtout faire Francis O’Shaughnessy, c’est le portrait dans le paysage.

«Il y a aussi l’image de la femme, parce que pour moi, la femme est un paysage. Une sorte de paysage indéchiffrable que j’essaie de comprendre, mais qui est aussi un paysage de moi-même que je projette à travers elle.»

Les œuvres des 24 finalistes Luxembourg Art Prize devraient être exposées à La Pinacothèque, mais aucune date n’a été encore annoncée.

Pour voir d’autres œuvres de l’artiste: http://www.francisoshaughnessy.com/photographie/

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