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Sylvie Drapeau, jamais sans ses arbres

Sylvie Drapeau
La comédienne Sylvie Drapeau, qui incarnera le rôle-titre de la pièce « Mademoiselle Agnès » dès le 27 septembre au Prospero, habite dans Montréal-Nord. Photo: Angelo Barsetti, montage Métro

Si le théâtre est au cœur de la vie de la comédienne Sylvie Drapeau, la nature l’est tout autant. Lorsqu’elle parle de son quartier, Montréal-Nord, celle qui incarnera le rôle-titre de la pièce Mademoiselle Agnès dès le 27 septembre au Prospero, souligne d’emblée son « coup de cœur total»: le parc-nature de l’Île-de-la-Visitation.  

Deux raisons ont amené la comédienne dans le nord de l’île: la proximité avec le collège Reine-Marie, où ses fils ont fait leur secondaire et le parc-nature. «On avait chacun notre raison d’être ici», résume-t-elle en entrevue. 

Si nous l’avions questionnée sur ses lieux de prédilection dans son quartier il y a 10 ans, alors qu’elle résidait dans le Plateau Mont-Royal, elle aurait simplement répondu la montagne, qu’elle gravissait souvent à bicyclette ou avec ses bambins en poussette.   

«Quand j’étais dans le Plateau, j’étais tout le temps sur la montagne. Ici, je suis tout le temps dans le parc », dit-elle. « Montréal-Nord, ç’a un côté campagne que j’adore. C’est comme une maison-chalet.» 

Peu importe qu’elle soit en ville, «ce qui [l’]’intéresse, c’est la nature», confie-t-elle, relevant le paradoxe. L’autrice des romans Le fleuve, Le ciel, L’enfer et La terre avoue d’ailleurs ne pas fréquenter les commerces des environs. Pas même le charmant café tout près de chez elle dont lui avait parlé une amie, qu’elle rencontre finalement toujours au parc de l’Île-de-la-Visitation. 

À pied ou à vélo, elle traverse le petit pont reliant l’île de Montréal à l’île de la Visitation — «une petite île au bout de l’île» —, qui abrite un «sanctuaire d’oiseaux magnifiques».  

Plantons des arbres  

La forêt habite Sylvie Drapeau, qui a grandi dans les bois de la Côte-Nord. Et elle a découvert cette année «un programme extraordinaire», Un arbre pour mon quartier, orchestré par le Regroupement des éco-quartiers et la Société de verdissement du Montréal métropolitain.  

Au printemps et à l’automne, les Montréalais.e.s peuvent acheter un arbre ou plus à faible coût afin de verdir leur terrain. Ce programme, qui permet de «faire notre petite part pour lutter contre les changements climatiques», lui tient résolument à cœur, et elle souhaite le faire connaître au plus grand nombre. 

Arbres offerts par Un arbre pour mon quartier 

Arbre ornemental régulier : 25 $ 
Arbre fruitier : 35 $  
Conifères : 45 $  
Arbre exceptionnel : 55 $ 

Les arbres rafraîchissent les quartiers, font respirer la ville. C’est très, très, très puissant, ils absorbent la pollution et la transforment en air. Imaginez si tout le monde allait s’en chercher un. On a le pouvoir de le faire. Il faut que les gens sachent qu’ils peuvent tous aller se chercher un arbre. 

Sylvie Drapeau, au sujet du programme Un arbre pour mon quartier  

«On y va un arbre à la fois, et on va y arriver», affirme-t-elle, confiante.  

Il lui apparaît d’autant plus essentiel de propager l’existence de ce programme d’accès aux arbres alors qu’elle a entendu récemment à la radio que la température variait de «six degrés» entre le fort en bitume Parc-Extension et son verdoyant voisin Saint-Laurent. 

«Et même si on a un bébé terrain, on peut en planter. Des arbres peuvent grossir proche des maisons», souligne-t-elle. Il suffit de choisir l’essence la plus appropriée à son terrain parmi la quarantaine offertes. Certains arrondissements proposent même un service peu coûteux de livraison et de plantation. 

Syvie Drapeau a planté elle-même son premier arbre dans sa cour, qui lui a coûté 25 $. «Ça en fait un de plus !», se réjouit-elle, assurant que le mettre en terre n’a pas été bien ardu. Une personne du programme s’est par la suite assurée que l’arbre avait été planté adéquatement.  

Cet arbre est le premier de nombreux autres. Au diapason de ses voisin.e.s, elle a la ferme intention d’en planter « encore, et encore, et encore ». Afin que Montréal respire toujours mieux.  

« Les herbes sauvages — Récits d’un cuisinier » de Nakahigashi Hisao
Les herbes sauvages — Récits d’un cuisinier de Nakahigashi Hisao. Image fournie par les Éditions Philippe Picquier

Quelques lectures forestières 

Non seulement les arbres et la forêt font partie intégrante de la vie de Sylvie Drapeau, mais ils peuplent également ses récentes lectures (outre les lignes des pièces de théâtre pour lesquelles la comédienne répète ces jours-ci). Vraiment, tout est relié, lorsqu’on apprend que l’élément préfixal « sylvi- » provient du latin sylva ou silva signifiant… « forêt ». 

Mes forêts d’Hélène Dorion : « si joli » recueil de poésie

Les herbes sauvages — Récits d’un cuisinier de Nakahigashi Hisao : elle plonge dans ce livre japonais dès qu’elle le peut. « C’est tellement beau, plein de naïveté. Il travaille à partir de la nature où il est né. »   

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