Montréal-Nord

Création du CLSC de Montréal-Nord

Au printemps 1973, des citoyens acceptent de mettre en commun temps, connaissances et énergie pour travailler bénévolement à la création de ce qui, aujourd’hui, assure un éventail de services, un Centre local des services communautaires pour Montréal-Nord (CLSC).

Georges Tremblay, alors député de la circonscription, délègue son secrétaire, Rolland Vaillancourt, pour en jeter les bases. Pour ce faire, il voit à former le comité promoteur qui aura, pour le réaliser, la lourde tâche d’en établir les objectifs et identifier les besoins de la population.

Par le biais de l’hebdo local, le Guide de Montréal-Nord, des informations circulent et une invitation est lancée pour une rencontre dont l’objectif est la constitution de ce comité promoteur.

Paul Lizotte, Jean Themens, Raymond Lafrance, Adrien Lacombe, Olivier Vaillancourt, Guy Baril, Cécile Munoz et Denise Laferté acceptent d’y consacrer temps et énergie afin de créer un centre d’aide qui répondrait aux besoins de la population.

Des ententes avec la Commission scolaire de Montréal ont permis l’utilisation d’une résidence située au 4935, rue des Ardennes. En même temps, la ville de Montréal-Nord accordait le changement de zonage nécessaire dans ce secteur de la ville. En contrepartie, le comité promoteur s’engageait à assumer l’entretien des lieux et à défrayer le coût des assurances.

Il incombait au comité d’embaucher un administrateur et une secrétaire. Un comité de sélection est formé, dont Guy Baril assume la présidence et procède à la création de postes. Le comité retient la candidature de Pierre Ouimet, au poste de coordonnateur, Cécile Munoz, secrétaire, et un animateur communautaire. De nombreuses sessions de travail sont tenues. Un calendrier de rencontres des organismes locaux et d’associations diverses est établi. Les besoins, les exigences et les attentes de la population sont notés. La création d’un CLSC est évidente.

Assuré d’une enveloppe budgétaire qui garantit le salaire des employés, le comité peut procéder à l’ajout de quelques locaux et à l’organisation du secrétariat : mobilier, appareils audiovisuels, ligne téléphonique.

Puis, deux questionnaires sont constitués : un rose qui permettra aux associations d’identifier leurs objectifs et les buts à atteindre. Le questionnaire bleu servira aux organismes pour recueillir les besoins et les attentes de leurs membres. Certains organismes identifient un besoin immédiat : la nécessité d’occuper un local. Le comité prend la décision. À la suite d’une entente écrite, l’organisme s’engage à respecter les objectifs établis. Le comité permet l’accès à un local. Un concierge est engagé. Il fera respecter l’horaire d’accès au local. C’était l’un des engagements du comité envers la CSM.

Cinquante associations ont répondu à l’invitation du comité. Elles délèguent un représentant qui assiste aux réunions d’information. Le succès est évident. La ville de Montréal-Nord et le comité travaillent ensemble. La population manifeste un intérêt certain.

Au mois de mai 1974, une deuxième étape est franchie : la création du comité provisoire. L’assemblée générale s’est tenue à l’Habitat St-Camille. Les candidatures acceptées doivent répondre à deux critères : être résident de Montréal-Nord et être élu au suffrage par l’assemblée générale. Le comité promoteur procède à la mise en place du conseil d’administration formé de sept membres, chacun représentant le territoire d’une paroisse.

Le mandat des administrateurs élus est la création du CLSC à Montréal-Nord.

En 1978, une véritable équipe médicale est formée. On accentue alors les soins en périnatalité et les soins à domicile. Le CLSC profite du déménagement de l’école secondaire Henri-Bourassa pour s’établir dans une partie de l’édifice laissé vacant, à l’angle du boulevard Henri-Bourassa et Lacordaire. À l’époque, l’accent est mis sur l’action communautaire. Aucun organisme communautaire n’offrait des services directs aux Nord-Montréalais. La plupart des organisations se consacraient aux sports et loisirs, Le CLSC collabore alors à la naissance d’organismes communautaires. Nombre d’organismes, toujours actifs à Montréal-Nord, doivent leur existence au CLSC Montréal-Nord.

En 1983, le CLSC devient gestionnaire du Centre d’hébergement et de soins de longue durée

(CHSLD) Paul Lizotte qui voit le jour. À cette époque seulement deux autres CLSC sur l’île de Montréal géraient un centre d’accueil. Aujourd’hui, on est loin du budget de démarrage de 171 720 $.

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