Montréal-Nord

Projet Chamouchouane – Bout-de-l’Île: les protestations se poursuivent

Photo: Photo TC Media - Archives

Même si le gouvernement a autorisé le projet de ligne de transport électrique Chamouchouane – Bout-de-l’Île, le mouvement de protestation contre ce projet est loin de baisser les bras.

Ce projet, estimé à 1,4 G$, prévoit de construire une ligne de 735 kV, qui reliera le Lac Saint-Jean à Montréal. Il s’agit d’une ligne d’environ 400 kilomètres.

Le comité Citoyens sous haute tension (CSHT), qui s’oppose au projet depuis le tout début, est outré de voir que le gouvernement a balayé du revers de la main les recommandations contenues dans le rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

Dans ledit rapport, le BAPE avait avancé que l’examen du projet «devrait faire l’objet d’une pause, le temps que [de] l’information supplémentaire soit acquise.»

«Ce rapport a coûté 11 M$. Le gouvernement l’a pris et l’a mis de côté. À quoi ça sert de demander un rapport si on ne tient pas compte des conclusions», se questionne Chantal Lapointe, présidente du CSHT.

Le comité se dit notamment contre le déboisement qu’il faudra effectuer pour construire la nouvelle ligne, alors qu’il y aurait d’autres alternatives à envisager, comme, entre autres, le recyclage et le réaménagement des lignes déjà existantes.

Des maires refusent
Par ailleurs, même si le gouvernement Couillard a donné son autorisation, Hydro-Québec doit toujours obtenir l’accord des maires des municipalités pour effectuer les travaux requis.

«Les maires des MRC de Matawinie et de Montcalm refusent de signer un droit de passage pour le moment, alors c’est loin d’être gagné. Reste à voir combien Hydro-Québec est prête à donner en termes de redevances», affirme Mme Lapointe.

Par ailleurs, depuis que le gouvernement a donné son autorisation, une pétition circule sur le site de l’Assemblée nationale. Les gens ont jusqu’au 19 mai pour la signer. En date du 14 mai, déjà 1000 noms y figuraient.

Elle sera possiblement déposée par le député de Rousseau, Nicolas Marceau, dans les jours suivant la période de signature.

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