À la suite d’un appel à l’aide lancé à la fin janvier, le propriétaire de «Chez Guill et Lumy», une animalerie de Montréal-Nord qui accueille plus d’une vingtaine d’animaux maltraités et abandonnés, a reçu près de 5000 $ de dons. Insuffisante pour pérenniser son activité, cette somme lui permet néanmoins de respirer.
Après un souper-bénéfices organisé le 17 mars dans un restaurant de l’arrondissement, Guillaume Onsow a le sourire. Menacé de fermeture en raison d’une dette de plus de 20 000 $ au début de l’année, son refuge qui a sauvé une soixantaine d’animaux depuis son ouverture en 2008 va perdurer.
Avec cette soirée qui aura généré près de 800 $, à laquelle s’ajoutent une campagne de financement sur internet et deux subventions de 1000 $ de la députée provinciale Rita de Santis et du ministère québécois de l’agriculture, M. Onsow se montre «très content».
«Grâce à cet argent, je vais pouvoir continuer ce combat que je mène depuis plusieurs années, assure-t-il. Mais l’avenir reste cependant nébuleux.»
Un avenir toujours incertain
Si ces dons de près de 5000 $ ont permis de rembourser plusieurs mois de loyers et frais fixes impayés, le Nord-Montréalais s’interroge toujours quant au futur de sa société.
«Tout le monde s’indigne de la cruauté faite aux animaux, mais il est difficile d’obtenir des choses concrètes pour y remédier. Malgré ces aides, je ne vois pas la lumière et je continue de travailler dur.»
S’il avoue avoir été contraint de refuser, faute de moyens, la venue de nouveaux animaux, «des hamsters et des chatons», précise M. Onsow, il n’abandonne pas son envie de créer un sanctuaire pour animaux domestiques afin de mettre en relation de futurs maîtres avec les bêtes soignées.
«Je vais continuer de solliciter l’aide des décideurs publics, des investisseurs, clame-t-il. Je trouverai un moyen d’y arriver.»
