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08:15 11 juin 2020 | mise à jour le: 11 juin 2020 à 08:21 temps de lecture: 3 minutes

La pandémie augmente les besoins en santé mentale

La pandémie augmente les besoins en santé mentale
Photo: Collaboration spécialeEn raison de la pandémie de COVID-19, PCSM obtient moins de références pour des nouveaux clients, mais les besoins des clients actuels augmentent

Organisme de soutien aux personnes ayant des troubles de santé mentale, Perspective communautaire en santé mentale (PCSM) a dû s’adapter aux besoins accrus de ses clients en raison de la COVID-19. Si les nouveaux clients sont moins nombreux, le confinement exacerbe les problématiques des patients actuels.

Des intervenants se déplacent chez les patients afin de faire des rencontres à l’extérieur, face à face, afin de leur donner une routine de vie saine. «Ceux qui souffraient déjà se retrouvent doublement isolés. Nous, on brise leur isolement. Plusieurs ont pris des mauvais plis, ont des pertes d’espoir, sont découragés. Certains sont méfiants face à la maladie aussi», explique la superviseure clinique, Emmanuelle Morin.

Les besoins ont par ailleurs augmenté. «Les appels sont plus longs, plus laborieux, plus lourds et plus fréquents. Quand la pandémie a commencé, ça pouvait être 15 minutes. Mais là, ça peut aller à une heure ou une heure et demie. Ça devient de plus en plus lourd», indique Mme Morin.

Basé à Sainte-Geneviève, l’organisme obtient pour le moment peu de nouveaux clients puisqu’ils sont généralement référés par des hôpitaux, des CLSC, du Centre de crise de l’Ouest-de-l’Île ou de centres de jour.

La plupart de ces établissements ne sont pas complètement opérationnels en raison du confinement. «Le centre de jour est fermé. Le CLSC fonctionne à capacité réduite et réfère leur clientèle. Ils commencent à rouvrir tranquillement. L’hôpital assume les cas les plus urgents», souligne-t-elle.

Services

PCSM offre de nombreux groupes de soutien, maintenant en vidéoconférence. Les intervenants s’inquiètent de la façon dont ils pourront effectuer leur travail dans l’après-pandémie.

«On travaille avec les gens. Respecter la distanciation physique quand on doit entrer en relation avec la personne et faire les rencontres dehors, où on ne peut pas parler fort parce qu’on parle de choses privées. Ce ne sera pas évident», précise Mme Morin.

PCSM offre des services à domicile aux adultes de 18 à 65 ans de l’Ouest-de-l’Île. Les interventions sont notamment axées sur la gestion élémentaire de la vie telles que le budget, la nutrition, le logement et les activités de la vie quotidienne.

L’organisme enseigne également des techniques de survie pour la santé mentale, comme la reconnaissance des symptômes, la réduction du stress, le développement des compétences interpersonnelles (la socialisation).

Deux nouveaux groupes ont récemment été créés, dont une séance de jeux, les vendredis. Un autre nouveau groupe ouvert à toute personne ayant besoin de soutien, qui souhaite simplement ventiler, verbaliser ou partager son vécu a lieu les lundis.

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