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17:25 5 novembre 2020 | mise à jour le: 6 novembre 2020 à 18:09 temps de lecture: 3 minutes

Poursuivre sur sa lancée, malgré la pandémie de coronavirus

Poursuivre sur sa lancée, malgré la pandémie de coronavirus
Photo: François Lemieux/Cités NouvellesLe propriétaire Paulo Fraga a nommé son restaurant en l’honneur de sa fille.

Avant la COVID-19, l’Association restauration Québec (ARQ) estimait que 71% des services de restauration ne survivaient pas à leur cinquième année d’exploitation. Ouvert en juin 2016, le Bistro Grace de Pierrefonds était de son côté sur un élan prometteur avant l’éclosion de la pandémie.

Le propriétaire et chef exécutif, Paulo Fraga, a nommé son restaurant de style bistro français avec une touche méditerranéenne en l’honneur de sa fille. Les mets français côtoient sur le menu des plats portugais, espagnols, grecs, italiens ou encore marocains.

«On a construit une clientèle de façon organique, sans faire de publicité, juste grâce au bouche-à-oreille. On n’est pas situé sur une artère principale. Ça a pris six mois pour vraiment se lancer, le temps que ça prend normalement pour un restaurant d’échouer au Québec. Puis, les six mois sont devenus une année, puis deux ans», indique M. Fraga.

Le Bistro Grace s’est hissé parmi les 10 meilleurs restaurants montréalais, selon la liste Diner’s choice établie par le populaire site de réservation en ligne mondial Opentable.

À travers Diner’s Choice, Opentable classe les meilleurs restaurants dans plusieurs catégories telles que «meilleur service», «meilleure cuisine» ou «meilleur rapport qualité/prix».

Ces palmarès sont alimentés par les évaluations et commentaires des clients du service basé à San Francisco. Quelque 450 000 évaluations sont ainsi soumises chaque mois.

Parmi tous les restaurants de la région montréalaise, le Bistro Grace se classe au cinquième rang de la liste «meilleur restaurant toutes catégories confondues».

À emporter

La pandémie a frappé durement l’industrie de la restauration dans son ensemble et le bistro de la rue Antoine-Faucon n’a pas été épargné. Si l’aide gouvernementale pour couvrir une bonne partie du loyer et des salaires des employés a donné un peu d’air, le restaurant a dû réduire son personnel de moitié.

Ayant été forcé de fermer sa salle à manger d’une capacité de près de 60 personnes, M. Fraga s’est tourné comme beaucoup d’autres restaurants vers les mets à emporter.

«Je n’étais pas certain que ça allait fonctionner en raison de nos prix. Une visite chez nous coûte en moyenne de 50$ à 80$. Mais beaucoup de nos clients ont tout de suite embarqué dans le concept, ce qui m’a surpris. Ça a bien marché. Peut-être que les gens voulaient quelque chose de nouveau ou de bon. Ils voulaient peut-être nous soutenir, qui sait ?», se demande-t-il.

En plus de plats relevés comme la poitrine de poulet au grain, l’entrecôte AAA, le saumon de l’Atlantique ou les crevettes tigrées, le restaurant offre également des plats plus traditionnellement associés au comfort food comme le hamburger et le macaroni au fromage, mais avec une touche haut de gamme.

Le service de mets à emporter est disponible du jeudi au samedi.

Le taux de survie des restaurants après quatre années d’exploitation est de 6% en deçà des moyennes des autres industries selon l’ARQ. Près de 85 % des restaurants ferment leurs portes après neuf ans.

«Même si on ne fait que du service à emporter, on ne perd pas d’argent. On a une clientèle fidèle qui nous soutient. On a même des clients qui n’étaient jamais venus avant.» -Paulo Fraga

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