Ouest-de-l'Île
05:00 11 mars 2021 | mise à jour le: 11 mars 2021 à 07:28 temps de lecture: 4 minutes

Crise sanitaire: Où étiez-vous il y a un an?

Crise sanitaire: Où étiez-vous il y a un an?
Photo: Sean Gallup/Getty Images

La pandémie de COVID-19 aura profondément marqué la dernière année. Si certains la croyaient éphémère au début, tous ont réagi à leur manière en constatant l’ampleur de la crise. Retour sur les premières semaines de ce fléau mondial.

Normand Marinacci et John Belvedere

«Je suivais l’évolution de la situation de près avec les points de presse des gouvernements, se rappelle le maire de Pointe-Claire, John Belvedere. Lors de l’annonce du gouvernement d’annuler tous les rassemblements de plus de 250 personnes le 12 mars dernier, j’étais au bureau, en rencontre avec le directeur général.»

Tout allait très vite au cours des journées du 12 et du 13 mars 2020. Il fallait avant tout bien assimiler les mesures sanitaires qui allaient durablement s’installer dans notre quotidien.

«Lors de l’annonce du gouvernement le 13 mars 2020, j’étais à la mairie et en communication avec les différents services de l’arrondissement afin de bien comprendre comment les annonces du gouvernement s’appliquaient à notre arrondissement», se remémore quant à lui le maire de l’arrondissement de L’Île-Bizard-Sainte-Geneviève, Normand Marinacci.

Dans les jours qui ont suivi, la société s’est mise sur «pause» comme le répétait François Legault lors de ses points de presse. L’Ouest-de-l’Île n’y a pas fait exception alors que tous les bâtiments municipaux de culture, de sport et de loisirs ont été fermés au public. Les activités tant intérieures qu’extérieures ont aussi toutes été remises.

Sur le plan personnel, il va sans dire que les habitudes sociales ont été bouleversées pour tout le monde.

«J’ai été frappé par les mesures strictes imposées par le gouvernement du Québec. [Elles] affectent mes activités avec mes enfants et petits-enfants, se désole M. Marinacci. Nous devons maintenant tenir nos rencontres familiales en mode virtuel.»

Philippe Gribeauval

Pour les institutions collégiales, la pandémie est venue chambouler la session d’hiver en plus de forcer l’administration à trouver un mode d’enseignement alternatif.

Philippe Gribeauval
Philippe Gribeauval

«Je me souviendrai toujours du vendredi 13 mars 2020, lance d’emblée le directeur du Cégep Gérald-Godin, Philippe Gribeauval. Dans le réseau collégial, des rumeurs de fermeture d’établissement scolaire circulaient auprès de certains médias et nous attendions impatiemment la conférence de presse du premier ministre.»

Le cégep a rapidement annoncé la fermeture du campus. La direction s’est ensuite assurée de diffuser de l’information auprès de la communauté collégiale. Puis, elle a mis en place un plan de formation à distance, si bien que dès le 6 avril, les cours ont pu reprendre en ligne, soit trois semaines après l’annonce du gouvernement.

Sophie McCann

Pour le milieu communautaire, le mois de mars habituellement est synonyme de la fin de l’année fiscale. Normalement, l’organisme Partage-Action de l’Ouest-de-l’Île fait campagne auprès de donateurs afin d’atteindre l’objectif financier qu’il s’est donné de 1,3 M$ par année.

Sophie McCann
Sophie McCann

Le moment n’aurait pas pu être plus mal choisi pour l’organisme alors que le marché boursier subit une dégringolade historique au courant des premières semaines du mois de mars.

«[La pandémie] pour nous, ç’a été un double coup dur, se souvient la directrice de Partage-Action Ouest-de-l’Île, Sophie McCann. Les gens qui sont mieux nantis, qui sont prêts à nous aider en fin de campagne, tout d’un coup, on se sentait très mal à l’aise de demander de l’argent.»

Ainsi une crise sanitaire doublée d’une crise économique est venue casser les reins de l’organisme communautaire.

«On a donc arrêté notre campagne de financement dès que ç’a été annoncé, par respect pour les gens qui vivaient des crises importantes, soutient-elle. Que ce soit la crise sanitaire, mais aussi la crise financière.»

L’organisme estime avoir perdu le tiers de ses revenus en raison de la crise sanitaire.

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