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Êtes-vous prêt à payer 4000$ pour un chien?

Photo: Bundo Kim/Unsplash

Alors que la vie des Québécois est marquée depuis quelques mois par l’inflation, les coûts liés à la possession d’un chien n’y échappent pas non plus. C’est ce que démontre une étude de HelloSafe et Kabo qui explique que les propriétaires de chien doivent désormais dépenser entre 3530$ et 4410$ par année pour leur compagnon à quatre pattes.

L’étude démontre que le coût total de l’arrivée d’un chiot chez soi reviendrait à près de 3000$. L’achat du chien s’élèverait entre 200 et 4000$ ajouté aux frais vétérinaires de bases qui vont de 60$ pour la pose d’une micropuce à 600$ pour faire stériliser son chien. Toujours selon l’étude, les soins vétérinaires pour les premières années peuvent aller jusqu’à 400$.

De toutes les dépenses, l’étude montre qu’en 2022, la dépense la plus importante reste celle de l’alimentation.

Préparer son arrivée à n’importe quel prix ?

Toute une panoplie d’équipements est nécessaire pour que le fidèle compagnon se sente directement bien chez lui. Il faut ainsi prévoir près de 300$ pour l’achat d’un panier ou d’une cage et 150$ pour les fournitures essentielles tels que des bols, une laisse ou encore des jouets.

Ajoutez à ça 150$ pour son alimentation de départ puis environ 50$ pour de petites friandises qui serviront de récompenses.

« Il faut que les gens s’informent avant d’acheter un chien », insiste le gérant du Centre d’animaux nature de Lasalle, Jad Garmin.  Selon lui, un grand nombre de personnes se lance dans l’acquisition d’un chien sans même se rendre compte du coût associé.

Lui-même n’a eu guère d’autres choix que d’augmenter les prix face à une hausse de 10 à 15% chez ses fournisseurs.

Il explique aussi avoir augmenté de 100$ le prix de ses chiens depuis le début de la pandémie. Alors que de nombreux clients se précipitaient dans son magasin pour acheter des animaux au début de la crise sanitaire, il déplore désormais une baisse de la clientèle et de plus en plus d’abandons notamment depuis le début de l’inflation.

« Je ne pense pas que les gens ont assez d’argent pour les animaux », dit-il.

Selon la technicienne en santé animale à la clinique vétérinaire Timberlea de l’ouest de l’Île, Kimberly Macdonald, la taille et la race du chien peuvent aussi impacter les dépenses des futurs propriétaires.

Kimberly Macdonald conseille d’effectuer des recherches sur la race du chien pour avoir une bonne idée de ces besoins et des futures interventions qui pourraient être nécessaires.

Elle a aussi constaté des difficultés pour certains propriétaires de chien face aux frais associés à une intervention médicale.

« Avec la COVID-19, certains clients n’ont plus le même budget pour s’occuper de leur animal », explique-t-elle en ajoutant que certaines interventions du vétérinaire doivent être modifiées pour s’ajuster au budget du propriétaire.

Shannon, une résidente de la Petite-Bourgogne, a fait l’acquisition l’année dernière d’une femelle corgi pour la somme de 3000$. Après deux vaccins à 100$ chacun et une opération de 400$,elle recommande aux futurs propriétaires de souscrire à une assurance pour leur compagnon à quatre pattes pour s’éviter d’importantes dépenses en cas où leur chien aurait un problème de santé.

Et l’adoption ?

L’adoption semblerait cependant être une solution moins coûteuse pour les personnes qui se sentent prêtes à accueillir un chien dans leur foyer.

Pour Kimberly Macdonald, bien que les frais soient moins importants au départ pour l’adoption d’un chien, car la majorité des refuges vaccinent et effectue les soins préventifs en amont, il ne faut pas sous-estimer les dépenses à long terme.

C’est pour venir en aide à des chiens dans le besoin que James et Karen ont décidé d’adopter par le biais d’un organisme d’adoption pour la somme de 750$. Mais n’adopte pas qui veut.

Ils ont dû passer un entretien pour s’assurer de leurs qualités de futurs propriétaires et dans leur cas, ils ont même dû fournir des références de personnes pouvant témoigner qu’ils avaient été de bons propriétaires de chien dans le passé.

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