M. Scarpaleggia, était dans une salle au 1er étage du Parlement peu avant la fusillade de mercredi à Ottawa. Il était dans l’attente des autres députés pour le début de la réunion du caucus libéral prévue à 10h.
Cinq minutes avant le début de la rencontre, lui et quatre autres députés ont reçu la visite d’un gardien leur disant qu’il y avait un tireur au deuxième étage. Ils ont été évacués vers une sortie située à l’arrière du bâtiment, à 20 pieds de la pièce qu’ils occupaient.
«On voyait les voitures de police arriver et les agents installer des barrières. Une foule s’était rassemblée là. On y est resté pendant quatre heures. On ne pouvait pas sortir du périmètre érigé.»
Le député et ses collègues ont pu voir des policiers armés pointer vers le canal. «À ce moment-là, on croyait encore qu’il y avait des complices. C’était surréel. On pouvait observer ce qui se produisait, sans savoir ce qui se passait vraiment.»
Vers 17h, le député a pu rentrer chez lui.
Le lendemain de l’attentat, sur le chemin vers le Parlement pour la reprise des travaux à la Chambre des communes, M. Scarpaleggia et un de ses collègues ont remarqué pour une rare fois, qu’il n’y avait pas de manifestants sur la colline parlementaire. «Il y a toujours des gens sur la pelouse pour promouvoir une cause. C’est un paysage habituel de notre démocratie qu’on va sûrement revoir.»