Outremont & Mont-Royal
17:24 7 juillet 2017 | mise à jour le: 10 juillet 2017 à 15:55 Temps de lecture: 3 minutes

Mont Réel: une copie du mont Royal à Outremont

Mont Réel: une copie du mont Royal à Outremont
Photo: TC Media – Frédéric Lacroix-Couture

Un groupe d’artistes d’Allemagne, de France et du Québec sont à recréer en miniature le mont Royal. L’installation, qui sera complétée le 15 juillet sur le site du futur campus de l’Université de Montréal, sera un lieu d’activités à Outremont pour les deux prochaines années.

«Quand on vient à Montréal, la première chose qu’on entend c’est ‘on va à la montagne’. C’est un élément super important dans la ville et symboliquement chargé», évoque l’un des artisans de l’œuvre, Alexander Römer, un charpentier et architecte originaire de Berlin.

Avec son collectif  d’artistes Construclab, ils ont eu l’an dernier carte blanche de l’UdeM et de ses collaborateurs pour imager une œuvre rassembleuse et temporaire.

D’environ 5 m de haut et 16 m de diamètre, le «Mont Réel» constitue une structure de bois que les marcheurs pourront escalader grâce aux gradins qui composent l’œuvre.

Au sommet, le public pourra accéder à une plateforme alors que dessous, une petite agora permettra notamment la tenue de spectacles accueillant entre 50 et 100 personnes.

L’artiste Carla Rangel travaille au repérage d’initiatives auprès de différents groupes qui pourraient animer le lieu.

Déjà, une multitude d’ateliers, notamment en chant, ont été organisés pendant le chantier pour faire connaître le projet au public.

Rapprochement
Depuis près de trois semaines, une trentaine de participants s’activent à réaliser cette réplique du mont Royal, dont l’inauguration officielle aura lieu le 15 juillet.

La création s’inscrit dans le cadre de la troisième saison des projets éphémères sur le site du futur complexe des sciences de l’UdeM.

«Ça fait partie de ce que l’université souhaite faire, se rapprocher des communautés, avoir une meilleure discussion, se démocratiser et être près de tout le monde», soutient le directeur général, développement du campus, Alain Boilard.

Après des initiatives locales, l’institution voulait ouvrir ce vaste terrain inutilisé à des concepteurs internationaux.

L’établissement a fait appel au Goethe-Institut Montréal, qui encourage les échanges culturels entre les artistes allemands et canadiens. L’organisme s’est ensuite associé au Consulat général de France à Québec.

Le projet a eu l’appui financier des fonds culturels du Québec et de l’Allemagne. Plusieurs compagnies québécoises spécialisées en produits du bois ont aussi remis des matériaux pour la construction.

L’œuvre est accessible à partir du 6574, avenue Durocher. 

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