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05:00 3 mars 2021 | mise à jour le: 3 mars 2021 à 07:06 temps de lecture: 5 minutes

Le directeur de l’IRIC reçoit le prix Killam 2021 en sciences de la santé

Le directeur de l’IRIC reçoit le prix Killam 2021 en sciences de la santé
Photo: Denis Germain/Métro MédiaLe Dr Bouvier est reconnu partout dans le monde pour ses études sur la signalisation cellulaire et la pharmacologie moléculaire.

Le directeur général de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC), Michel Bouvier, a reçu le prix Killam 2021 en sciences de la santé pour ses études, entre autres, sur la signalisation cellulaire et la pharmacologie moléculaire.

«C’est un encouragement pour les plus jeunes chercheurs qui vivent une période difficile. C’est une reconnaissance de l’importance qui est accordée à la recherche scientifique», explique Dr Bouvier, qui est également professeur au département de biochimie et médecine moléculaire de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal (UdeM).

Il se dit honoré de recevoir ce prix prestigieux au pays, accompagné d’une bourse de 100 000$, et le partage avec le reste de son équipe.

«Ça reconnaît aussi le travail d’une centaine d’étudiants, de stagiaires avec qui j’ai eu le privilège de diriger les travaux des trente dernières années», souligne le chercheur principal de l’IRIC.

«Le cancer, c’est une pandémie. Ça tue énormément de gens chaque année. On est habitué de vivre avec maintenant, mais ça affecte de nombreuses personnes. Ça démontre l’importance de poursuivre les travaux pour trouver des solutions thérapeutiques.» – Dr Michel Bouvier

Dr Bouvier est reconnu partout dans le monde pour ses études sur la signalisation cellulaire et la pharmacologie moléculaire. Il a également contribué sur des recherches sur les médicaments. Ses démarches sur les différents mécanismes de régulation auront également permis de développer de nouveaux concepts pour le traitement de maladies et de problèmes de santé.

Parcours

Après un passage obligé au cégep en sciences pures, Michel Bouvier est entré à l’université en biochimie. Il a obtenu son doctorat en sciences neurologiques de l’UdeM en 1985. Quatre ans plus tard, il terminait un stage postdoctoral sous la direction du Dr Robert J. Lefkowitz à l’Université Duke, en Caroline du Nord.

«J’ai su que je ferais de la science à peu près en secondaire trois ou quatre», dit-il.

C’est d’ailleurs grâce à deux professeurs, en chimie et en biologie humaine, qu’il a développé cet intérêt, notamment à travers différents ateliers en classe.

Puis, en 2001, Michel Bouvier devient titulaire de la Chaire de recherche du Canada en signalisation cellulaire et en pharmacologie moléculaire. Il s’est joint à l’IRIC en 2005, avant de devenir le directeur général en 2014.

S’adapter

En raison de la situation actuelle, bien que la science occupe une place plus importante que jamais, les recherches ont été parfois plus complexes en raison des différentes mesures mises en place.

L’UdeM a fermé ses portes pendant près d’un mois et demi. Lors du retour, on a réduit les horaires. Les employés ne travaillent donc pas en même temps pour permettre la distanciation physique. Depuis la mise en place du couvre-feu, les quarts de travail ont aussi dû être repensés. Le personnel se garde une heure dans la journée pour tout désinfecter.

Les étudiants sont également inquiets quant à l’avenir du soutien à la recherche en raison des sommes importantes que les gouvernements dépensent pour sortir la société de la crise.

«Il n’y a pas de plus grand plaisir de faire quelque chose qu’on aime. Il ne faut pas se laisser bloquer par des peurs qui n’ont pas lieu d’être puisqu’on se projette trop loin», affirme-t-il.

Défis

Les impacts sont grands pour l’IRIC puisque la pandémie a entraîné un maintien des dépenses, malgré une baisse des revenus. L’Institut ne souhaitait aller vers les mises à pieds de chercheurs, car ce sont des gens avec des formations «très pointues».

Au cours des derniers mois, les travaux sur le cancer se sont poursuivis. Des laboratoires ont d’ailleurs ajouté des projets à leur programme de recherche. Ils tentent de trouver des solutions thérapeutiques contre la COVID-19.

«Le vaccin, c’est formidable, mais on sait qu’il y a des gens qui vont quand même être malade», explique le directeur de l’IRIC.

Les études des dernières décennies auront permis, notamment, de développer les vaccins plus efficacement et plus rapidement.

«Toute cette recherche-là passe parfois inaperçue. Quand on met tout ça ensemble, ça permet l’accélération de ces découvertes. Ça démontre l’importance de soutenir la recherche de base», mentionne M. Bouvier.

Le prix Killam est remis annuellement aux chercheurs les plus inspirants du Canada. En plus des sciences de la santé, le prix est remis dans les disciplines des sciences humaines, des sciences sociales, des sciences naturelles et du génie.

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