Outremont & Mont-Royal
11:57 3 juin 2014 | mise à jour le: 3 juin 2014 à 11:57 temps de lecture: 3 minutes

Génération Y: Se lancer en affaires après les études

Puisqu’il n’était pas prêt à intégrer à temps plein le marché du travail à sa sortie de l’université, l’Outremontais Nicolas Duvernois a plutôt décidé de se lancer en affaires en mettant à point une vodka qui se démarque maintenant mondialement.

Celui qui a récemment été couronné gagnant dans la catégorie Entreprise en croissance par la Jeune chambre de commerce de Montréal le dit sans gêne: il savait dès le début de son baccalauréat en sciences politiques qu’il ne travaillerait pas pour d’autres lorsqu’il graduerait. Comme plusieurs jeunes de la génération Y, il préfère se lancer lui-même en affaires et d’être son propre patron.

En finissant ses études, il choisit donc d’abord d’ouvrir un restaurant, avec trois amis. «C’était la façon la plus simple d’aborder l’entrepreneuriat, raconte le jeune homme de 33 ans. Mais honnêtement, ça a été une expérience catastrophique.»

Il quitte donc le restaurant, déjà une nouvelle idée derrière la tête.

«J’ai été impressionné par la popularité de la vodka au restaurant, explique-t-il. Je me suis donc dit que ça serait une bonne idée d’en produire moi-même.»

Le processus a été long et complexe pour l’entrepreneur. C’est  après beaucoup de travail qu’est finalement née PUR vodka en 2006.

La meilleure vodka au monde

Si la plupart des vodkas sont fabriquées soit à partir de pommes de terre, de betteraves ou de céréales, M. Duvernois a pour sa part voulu innover en choisissant des ingrédients 100% québécois. Il choisit donc un maïs du Québec, ainsi qu’une eau non-commercialisée d’ici comme principaux ingrédients.

Comme son produit n’est pas immédiatement accepté à la SAQ, M. Duvernois s’est mis à courir les concours. En décembre 2009, PUR vodka gagne le prix de la meilleure vodka du monde au World Vodka Masters de Londres, que Nicolas Duvernois décrit comme étant les Jeux olympiques de la vodka.

Depuis, PUR a remporté ce concours une deuxième fois et s’est mérité une trentaine de distinctions un peu partout dans le monde.

C’est après toutes ces victoires que la SAQ a finalement ouvert ses portes à la boisson de M. Duvernois et de son acolyte, Christopher Lecky.

«On retrouve 17 vodkas de qualité supérieure à la SAQ et nous arrivons au troisième rang des vodkas les plus vendues », souligne le jeune entrepreneur.

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