Rampe de mise à l’eau: vers un tarif abordable pour les Montréalestois?

Rampe de mise à l’eau: vers un tarif abordable pour les Montréalestois?
Photo: Archives Métro MédiaDepuis la fermeture des rampes de mise à l’eau du Parc Clémentine-De la Rousselière et du Parc Pierre-Payet, l’an dernier, le seul endroit dans l’Arrondissement où il est permis, pour un véhicule avec remorque, de mettre un bateau à l’eau est située sur la rue Notre-Dame Est, à l’est de la 36e avenue.

Alors qu’un collectif qui défend les intérêts des plaisanciers de la province lance une campagne pour revendiquer un accès à l’eau libre et abordable pour tous les Québécois, la mairesse de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles se dit prête à discuter de la possibilité de donner un accès gratuit aux rampes de mise à l’eau de l’arrondissement aux plaisanciers de Montréal-Est.

Aucune installation d’accès direct au fleuve pour embarcations n’est aménagée sur le territoire montréalestois. Les plaisanciers doivent donc se rendre ailleurs pour mettre à l’eau leurs bateaux, notamment à Pointe-aux-Trembles.

Or, la rampe d’accès de la 36e avenue n’est gratuite que pour les résidents de la Ville de Montréal, bien qu’un permis annuel soit nécessaire. Celui-ci peut être obtenu sans frais  par tout résident montréalais aux bureaux d’Accès Montréal.

Les non-résidents, incluant les citoyens de la Ville de Montréal-Est, doivent débourser 500 $ pour le même permis. Des accès uniques sont également disponibles au coût de 50$.

« C’est un peu aberrant, lance le maire de Montréal-Est, Robert Coutu. Les 19 arrondissements de Montréal, jusqu’à Pierrefonds, en bénéficient. En tant que voisin, ça me paraîtrait logique de pouvoir conclure une entente à ce sujet. »

La Ville de Montréal-Est ne peut d’ailleurs offrir ce service à ses citoyens, vu la proximité des terminaux pétroliers, explique M. Coutu, selon qui une dizaine de plaisanciers montréalestois sont touchés par la situation.

En 2015, il avait d’ailleurs approché la mairesse d’alors, Chantal Rouleau, pour tenter d’obtenir un tarif « plus raisonnable ». Mme Rouleau s’était alors montrée fermée à l’idée, selon M. Coutu, qui se promet de relancer le dossier auprès de sa successeure.

Caroline Bourgeois s’est déclarée de son côté ouverte à rencontrer son homologue montréalestois pour discuter du dossier lorsqu’elle sera interpelée sur la question.

Une pétition pour un accès universel
Selon le Collectif pour un accès équitable aux plans d’eau publics (CAEPEP), « l’accès au plan d’eau s’est vu restreindre un peu partout au Québec, par la mise en place d’une tarification abusive pour l’utilisation des rampes d’accès à l’eau ».

Cette «tarification est […] souvent prohibitive pour les usagers», déplore le regroupement formé notamment par l’Alliance de l’industrie nautique du Québec et l’Association des pêcheurs sportifs du Québec.

Une pétition  lancée le 11 mars demande entre autres de redonner un libre accès à tous les plans d’eau publics de la province.

Pour plus d’infos sur la pétition du Collectif : https://www.change.org/p/non-à-la-tarification-abusive-et-à-l-interdiction-d-accéder-aux-plans-d-eau