Pointe-aux-Trembles & Montréal-Est
16:35 21 janvier 2020 | mise à jour le: 22 janvier 2020 à 11:29 temps de lecture: 3 minutes

Roussin échappe à la gestion privée

Roussin échappe à la gestion privée
Photo: GracieusetéL’arrondissement affirme son soutien au centre Roussin à travers une subvention de plus de 640 000$.

Le Centre Roussin pourra continuer ses activités sereinement. L’arrondissement a décidé, par une subvention annuelle sur cinq ans, d’éviter les risques de privatisation qui menaçaient les activités de gestion assurées par la Société ressources-loisirs de Pointe-aux-Trembles (SRLPAT).

L’entrée en vigueur du traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne, impose, aux municipalités d’aller en appel d’offres pour des contrats de plus de 360 000$. Ainsi, un nouveau contrat de services visant la gestion du Centre Roussin aurait pu passer en appel d’offres. À noter qu’auparavant, un simple contrat de gré à gré était nécessaire pour les organismes à but non lucratif (OBNL).

Pour éviter que cette structure qui perdure depuis 35 ans à Pointe-aux-Trembles, ne soit gérée par le privé, l’arrondissement a décidé d’offrir une subvention annuelle, pour cinq ans, de 640 654$, à la SRLPAT. La nuance ? L’arrondissement subventionne désormais la SRLPAT «à la mission», en lien avec sa vocation sports et loisirs. Une manière de sortir du cadre de l’appel d’offres, car cette entente aurait pu être «interprétée comme un contrat de service», précise Daniel Gratton, directeur général de la SRLPAT.

Caroline Bourgeois, mairesse d’arrondissement précise qu’avec Roussin, « on n’était pas dans le cadre d’un contrat de service, ça n’aurait pas pu mener à un appel d’offres », la SRLPAT « a sa propre programmation, cela va au delà d’un contrat de service ». Elle précise par ailleurs, qu’avant de financer « à la mission », l’arrondissement soutenait la structure « au programme ».

«Par le biais de son soutien immobilier et financier, l’arrondissement souhaite appuyer l’organisme dans sa mission d’offrir aux citoyens un accès aux équipements sportifs, de loisirs, culturels et communautaires», souligne Caroline Bourgeois.

«La privatisation aurait pu nous arriver, mais la Ville a réagi et a travaillé dans le sens de pouvoir continuer notre relation, on est très heureux», félicite Daniel Gratton.

Ce dernier craignait d’être dans la même situation que le centre Jean-Claude-Malépart, géré par l’entreprise privée Sodem. «Cela aurait pu faire baisser le nombre d’inscriptions», ajoute-t-il. La communauté aurait, selon lui, vu d’un mauvais œil qu’une entreprise prenne en charge l’établissement.

L’arrondissement projette également d’investir dans l’entretien du bâtiment. Cette année, les réfections des systèmes mécaniques et de la toiture sont au programme, ainsi que l’amélioration de l’accessibilité universelle.

Datant de 1914, la bâtisse est reconnue comme  immeuble de valeur patrimoniale exceptionnelle». Chaque année, le centre Roussin accueille 320 000 visiteurs et compte 14 500 inscrits dans les domaines sportifs et communautaires. Il abrite également 13 organismes à vocation communautaire.

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