Pointe-aux-Trembles & Montréal-Est
14:37 31 janvier 2020 | mise à jour le: 31 janvier 2020 à 14:37 temps de lecture: 4 minutes

Environnement : Cathy Ndiaye veut rassembler pour mieux avancer

Environnement : Cathy Ndiaye veut rassembler pour mieux avancer
Photo: Elena Broch/Avenir de l'EstCathy Ndiaye est une jeune femme engagée, elle a lancé la Marche UNIS pour l'eau dans son établissement scolaire, Daniel-Johnson.

Cathy Ndiaye a à peine 17 ans et c’est déjà une farouche défenseure de l’environnement. Celle qui organise La Marche UNIS pour l’eau à l’école Daniel-Johnson depuis trois ans, va témoigner de son engagement devant plusieurs milliers de personnes au théâtre Saint-Denis le 4 février.

En sortant d’une conférence de l’organisme UNIS, voué à briser la pauvreté dans le monde, Cathy Ndiaye, élève de secondaire 5, a eu l’idée de lancer La Marche UNIS pour l’eau dans son établissement. Le but ? Sensibiliser le public à l’importance de la ressource en eau.

Cet événement a d’abord pris vie au sein de sa classe en 2018. L’année suivante, Cathy a même réussi à réunir des élèves des écoles primaires. C’est ainsi que plus de 300 élèves ont parcouru quatre kilomètres en mars 2019 dans les rues de Pointe-aux-Trembles. Soit une partie de la distance que des filles parcourent chaque jour dans des pays en développement pour aller cherche de l’eau pour leur famille. Une manière aussi de récolter des fonds pour abreuver les communautés d’Afrique dans le besoin. L’année passée, cette levée de fonds a permis d’amasser plus de 2000$.

Plus que de marcher dans les rues pointelières pour une cause qui lui est chère, Cathy est ravie d’avoir su intéresser les élèves. « La marche était importante, c’est sûr, mais le plus gros c’était tout le processus d’organisation et de sensibilisation des autres élèves », précise la jeune femme.

« L’eau est trop considérée comme banale. On lave sa voiture avec de l’eau que l’on pourrait boire, on la gaspille, alors qu’on peut utiliser de l’eau de pluie. C’est n’est pas une ressource inépuisable », indique-t-elle. Chez elle, elle fait la guerre au gaspillage d’énergie, elle éteint « toutes les lumières, parfois machinalement ».

« Mes modèles d’inspiration sont tous ces gens qui se sacrifient pour les autres. Comme Malala Yousafzai. »

Cathy Ndiaye

C’est de tout cela dont elle parlera devant le public de la Journée UNIS, soit plus de 2000 élèves. Cet événement est destiné à mettre en avant des jeunes qui font une différence dans leurs communautés locales et internationales.

«Elle n’a pas de limites pour rassembler les gens, on voit qu’elle veut se dépenser dans tout ce qu’elle entreprend », assure Stéphanie Caron, enseignante de musique, qui suit Cathy depuis sa première année de secondaire.

« Même si elle est en dernière année et qu’elle ne sera plus dans l’établissement l’an prochain, on va continuer de faire la Marche UNIS pour l’eau et on va tenter de la généraliser à tout l’établissement », ajoute l’enseignante.

Cathy serait alors la nouvelle Greta Thunberg ? « Oh non », répond-t-elle. « Mes modèles d’inspiration sont tous ces gens qui se sacrifient pour les autres. Comme Malala Yousafzai. » Cette dernière, est devenue l’icône du droit des petites filles à l’éducation en résistant aux talibans au Pakistan. Elle remporté le prix Nobel de la paix en 2014, à l’âge de 17 ans.

Le don de soi pour moteur

Leader d’opinion engagée pour l’environnement, mais pas seulement. Cathy est aussi impliquée auprès des aînés pointeliers. Une fois par mois, elle rend visite aux personnes âgées du CHSLD François-Séguenot. Pour elle, c’est une expérience « gratifiante, car on voit que les aînés ont hâte de nous voir ».

Cette propension à donner d’elle-même, Cathy l’a aussi expérimentée lors d’un voyage humanitaire avec sa classe, à Cuba. « On était dans un village où on aidait les gens à ramasser les déchets sur la plage, on cueillait aussi des fruits et légumes pour faire à manger », se souvient-elle.

Autre facette de Cathy, sa soif d’apprendre. « Je suis curieuse de tout, j’adore apprendre de nouvelles choses », explique-t-elle. Du 26 au 28 mars, elle participera pour la troisième fois à l’Expo sciences de Montréal. Son sujet pour cette année ? « L’épigénétique ». Une discipline de la biologie qui étudie les mécanismes de modification des gènes sans changer leur nature… Elle espère pouvoir atteindre l’étape provinciale de ce concours.

Son amour pour la science la suivra au Cegep, puisque Cathy projette d’entreprendre un double DEC en sciences naturelles et sciences humaines.

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