Pointe-aux-Trembles & Montréal-Est
15:05 3 mars 2020 | mise à jour le: 3 mars 2020 à 18:27

Fraude: une personne usurperait l’identité de La Maison du père

Fraude: une personne usurperait l’identité de La Maison du père
Photo: Archives/TC Media

Au cours du mois de février, une femme se serait fait passer pour une représentante de La Maison du père afin de mener une fausse campagne de financement dans les secteurs de Pointe-aux-Trembles et Rosemont.

L’organisme qui accompagne les hommes en situation d’itinérance depuis 50 ans sonne l’alarme après avoir reçu plusieurs appels et messages faisant état de cette arnaque. La personne se rendait d’une porte à porte, sollicitant des dons auprès des citoyens.

« Jamais la Maison du père ne procède de cette façon-là, il n’y a jamais de porte-à-porte qui se fait […] ni de quête sur la rue, ni de sollicitation par téléphone », précise Manon Dubois, directrice du développement et de la communication à La Maison du père.

Elle regrette que ce type d’agissement « mine la crédibilité » de l’organisme. Elle souligne par ailleurs que cela pourrait priver l’organisme de véritables dons.

Les seuls moyens de donner à La Maison du père est par internet, par courrier, par téléphone ou en personne.

Selon Manon Dubois, la personne n’a pas été identifiée. Aucune plainte n’a été déposée à la police. « C’est difficile parce que quand on est au courant, les gens changent de quartier, et ne sont pas pris sur le fait. »

L’Itinéraire aussi victime

Les organismes de bienfaisance sont vulnérables face à ce genre d’agissements. L’Itinéraire, qui aide entre autres à la réinsertion sociale, en est régulièrement victime. « Cela fait trois ou quatre ans que deux personnes identifiées se font passer pour un camelot ou un fondateur, dans le métro mais aussi dans le quartier des spectacles, devant le complexe Desjardins », précise Luc Desjardins, directeur général du groupe communautaire et éditeur du titre.

Les camelots, qui sont « identifiés par une carte », ne font jamais de campagne de financement. Ils sont habilités à vendre le journal L’Itinéraire et le recueil Sentinelle, uniquement.

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