Mercier & Anjou
17:31 4 août 2020 | mise à jour le: 5 août 2020 à 21:33 temps de lecture: 4 minutes

Une rentrée incertaine pour les étudiants du troisième âge

Une rentrée incertaine pour les étudiants du troisième âge
Photo: CollaborationL'UTAPI a suspendu ses cours en mars dernier en raison de la pandémie.

Alors que plusieurs programmes d’enseignement au Québec préparent une rentrée scolaire à distance, les élèves de l’Université du troisième âge à la Pointe-de-l‘Île (UTAPI) pourront retourner sur les bancs d’école dès septembre. Une rentrée en contexte de pandémie qui suscite à la fois crainte et enthousiasme parmi les étudiants.

«À un moment donné, il faut reprendre notre vie un peu!», s’exclame Guylaine Provencher, étudiante de l’UTAPI depuis 3 ans et membre du CA. Alors que la dernière session de cours a été annulée en raison de la pandémie, elle se réjouit d’un retour en classe présentiel.

«La présence, je trouve ça plus stimulant que d’être chez nous à regarder un écran. J’ai fait ça beaucoup pendant la COVID, mais je suis moins assidue dans ce temps-là.», ajoute-t-elle.

Le Centre Roussin, où se tiennent les cours, a donné le feu vert pour la reprise des cours avec mesures sanitaires. C’est une bonne nouvelle selon Michel Legros, président de l’UTAPI, qui rappelle que les classes présentielles aident à briser l’isolement des aînés, l’une des missions de son organisme.

Craintes

L’UTAPI est l’une des 29 antennes de l’Université du troisième âge (UTA), un programme administré par l’Université de Sherbrooke. Bien que les cours soient offerts aux 50 ans et plus, la moyenne d’âge des étudiants est de 68 ans.

Après des mois de confinement, ces universitaires seront-ils au rendez-vous ?

«On sait que les 70 ans et plus ont beaucoup été éprouvés [par la COVID-19]. Certains sont encore craintifs, un peu», mentionne Monique Harvey, Directrice de l’UTA.

Une crainte avérée dans le cas d’Yves Berthiaume, qui est immunosupprimé. Pour la première fois depuis 2014, il ne peut pas s’inscrire à une session de l’UTAPI.

«Je ne pourrai pas participer tant qu’il n’y aura pas de vaccin pour la COVID», affirme celui qui suit normalement deux ou trois cours par année.

Moins de cours dans l’ensemble du Québec

L’UTA, présente dans 11 régions au Québec, prévoit pour l’instant des activités dans seulement 30% de ses antennes. À Montréal, l’UTAPI figure au nombre des deux seules succursales sur huit qui prévoient reprendre leurs activités.

Ainsi, l’UTA a décidé d’offrir des cours à distance dans certains cas. «Ce n’est pas notre mission de devenir un campus virtuel. C’est vraiment un plan B», mentionne Mme Harvey.

Par ailleurs, la programmation sera plus modeste dans le contexte actuel. Ce qui aura inévitablement des impacts financiers. «C’est certain que l’autofinancement va en pendre un coup», concède Mme Harvey.

Une nouvelle programmation

Malgré les contraintes et les incertitudes, l’UTAPI travaille fort à offrir une programmation adaptée aux désirs des étudiants. Selon Michel Legros, les cours sont élaborés en partie grâce à des sondages effectués auprès des étudiants.

Cette année, le programme compte notamment un cours sur le rôle du ciel dans l’histoire de l’humanité, donné par le docteur en physique-astronomie Robert Lamontagne.

Pour sa part, Guylaine Provencher se sent particulièrement interpellée par le cours qui aura comme thématique le groupe de musique les Beatles. «J’espère beaucoup que ça reprenne en septembre!», lance-t-elle.

Pour plus de renseignements sur la programmation, il faut consulter la page web de l’UTAPI. Les inscriptions se feront en ligne dès le 24 août.

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