Pointe-aux-Trembles & Montréal-Est

Guignolée: moins de dons pour des besoins grandissants

Photo: Patrick Deschamps TC Media

Avec l’augmentation du coût de la vie, les dons se font de moins en moins nombreux et les familles de Pointe-aux-Trembles et de Montréal-Est deviennent de plus en plus pauvres.

Cette année, 9114$ ont été amassés lors de la 4e mouture de la Grande guignolée organisée par la Fondation des gens d’affaires et des industries de la Pointe-de l’Île, soit 1000$ de moins qu’en 2013.

Selon Gilles Ouellette, membre du comité organisateur, la diminution des dons est due à plusieurs facteurs.

«L’augmentation des taxes annoncée par le gouvernement cette semaine ne nous a pas aidés, explique-t-il. Les gens tiennent à leur argent, car ils savent que bientôt, tout coûtera plus cher.»

Il ajoute que le Train de l’Est fait aussi partie des raisons principales pour lesquelles la guignolée a été moins fructueuse cette année.

«Nous avons perdu beaucoup de dons à cause du train. L’année dernière à pareille époque, il y avait beaucoup plus d’achalandage sur les routes.»

Malgré la réduction des dons, M. Ouellette se fait rassurant.

«Nous avons eu 75 sacs de denrées non périssables, ça démontre que les Pointeliers et les Montréalestois, continuent d’être généreux et nous aident avec ce qu’ils peuvent, dit-il. Nous allons nous réunir bientôt pour voir comment nous pouvons améliorer la gestion de la guignolée l’année prochaine.»

Il indique que plusieurs solutions seront explorées par le comité organisateur qui planifie, entre autres, de commencer la guignolée plus tôt le matin et de poursuivre à l’heure de pointe, en fin de journée.

«Je ne suis pas inquiet. Il y a des choses que nous allons devoir réévaluer et ajuster, mais je ne pense pas que la guignolée est en danger ou quoi que ce soit», confie M. Ouellette.

Les familles s’appauvrissent
Pierrette Joly, directrice de l’organisme Action secours, Vie d’espoir (ASVE), indique pour sa part, que l’augmentation du coût de la vie affecte grandement la situation financière des familles du secteur.

«Tout augmente, les loyers, l’électricité, l’essence, l’épicerie, les garderies… tout, sauf les salaires qui restent pratiquement les mêmes, dit-elle. Beaucoup de familles, qui se sentent étouffées, cherchent de l’aide chez nous. Il y a beaucoup plus de demandes chaque année, mais les ressources sont limitées.»

Cette année, pas loin de 350 familles pourront profiter de paniers de Noël ainsi que du magasin partage du temps des Fêtes.

«La situation empire d’année en année, nous avons des listes d’attente et si nous n’arrivons pas à trouver plus de denrées, nous devrons refuser ces familles, confie Mme Joly. On dit aux gens de manger santé, de manger des fruits, des légumes et du poisson, mais c’est rendu tellement cher que c’est difficile de le faire.»

En dépit de la situation, la directrice s’est dite touchée par le travail de la Fondation et de tous les bénévoles présents à la guignolée.

«C’est un travail merveilleux de solidarité, d’amour et de compassion envers les gens du quartier, c’est ça qui compte», conclut-elle.

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