Par cette promenade de 140 km dans le froid arctique, Antoine de Chantérac veut surtout être porteur d’un message pour ses jeunes patients.
« Malgré toutes les épreuves dans leur vie et leur problème de santé mentale, il y a toujours une possibilité de se réadapter et de se réinsérer; bref d’avoir des rêves, de se lancer des défis et de les atteindres », explique le psychologue.
L’aventure dans l’Arctique
Accompagné de trois autres personnes, dont un guide, il marchera environ 17 heures par jour dans le froid. La traversée de l’île située dans le cercle polaire devrait prendre une vingtaine de jours.
« Je suis stressé, mais excité à la fois. J’ai hâte d’être là-bas », a affirmé M. de Chantérac alors qu’il terminait ses préparatifs à la veille de son départ pour Iqaluit.
Arrivés sur la Terre de Baffin, les aventuriers auront d’abord droit à une petite balade en motoneige afin d’éviter une zone que la présence d’ours polaire rend hasardeuse avant de se mettre en route.
Les aventuriers devront affronter des températures pouvant descendre sous les -40 °C et dormir dans des tentes plantées directement sur la banquise. Malgré l’enthousiasme, M. de Chantérac estime qu’il devra affronter des moments difficiles.
Il craint particulièrement les derniers jours du périple. Comme un navigateur, le psychologue tiendra un journal de bord pour décrire son aventure et l’état d’esprit dans lequel il s’est trouvé. Il assure qu’il prendra aussi beaucoup de photos et de vidéos.
Pendant ce temps à l’Institut…
En plus de l’expérience et du message, M. de Chantérac espère amasser 10 000 $ qui permettront l’installation d’une chambre d’apaisement et de relaxation par la stimulation sensorielle contrôlée pour les adolescents agités et anxieux.
Des jeunes de 12 à 18 ans affectés par une maladie diminuant le contact avec la réalité, ayant une anxiété légère à sévère ou ayant une hyperstimulation qui nécessite un temps de repos bénéficieront de ce service.
« De nombreux établissements psychiatriques à travers le monde mettent en place de nouvelles approches pour éviter le recours aux classiques chambres d’isolement. Ce projet au sein de l’Institut s’inscrit donc dans un mouvement contemporain où la rééducation et la réhabilitation sociale sont au cœur du traitement », explique M. de Chantérac.
Avant son départ, l’aventurier avait déjà amassé la moitié de son objectif.
Pour encourager Antoine de Chantérac et faire un don à la Fondation Pinel.
À suivre en avril, dès le retour du psychologue…