Ce plan « englobe toutes les situations possibles », indique-t-elle. « Il y a deux ans, on s’est doté d’un système de notification d’urgence. Ça, c’est un système de haut-parleurs à travers le collège pour donner des consignes de sécurité si jamais il y avait un incident qui se produisait. »
Quatre cellules de crise se mettraient alors en place. Composées d’employés, elles se déploieraient afin d’appliquer les mesures d’urgence requises. « Un incendie, une panne informatique, il y a toutes sortes d’incidents », qui pourraient arriver et pour lesquels le cégep se dit prêt. Trois niveaux d’interventions existent.
Jusqu’à maintenant, aucune situation n’a nécessité la mise à exécution du plan.
Le cégep n’a jamais non plus fait d’exercices de confinement ou d’évacuation avec ses employés et ses étudiants. « Ça pourrait être une bonne idée », mentionne toutefois la directrice générale.
Les cellules de crise sont toutefois prêtes à toute éventualité. « Chaque année, on fait une rencontre avec les membres, dit-elle. Comme là, on est dû, parce qu’il y a des nouvelles personnes à l’emploi du collège. » Le plan est aussi révisé chaque année en plus d’être connu des services policiers.
Mme Rouillier n’écarte pas la possibilité qu’une attaque survienne. « Tout peut arriver de nos jours, convient-elle. Personne n’est à l’abri. » À cet effet, elle cite l’incident fortuit qui s’est produit au cégep Dawson en 2006.
« On avait déjà l’intention de se doter d’un plan de gestion de crises depuis les incidents à Polytechnique [en 1989], révèle-t-elle. Il y a cinq ans, on avait les disponibilités financières, on avait les budgets pour le faire et c’est pour ça qu’on en a un aujourd’hui. »