Il faut dire que sur les 296 commerces de Pointe-aux-Trembles, la CCPDI compte actuellement 150 membres qui sont soit des commerçants, soit des organisations à but non lucratif. Un faible taux de participation que s’explique mal M. Giroux. « Il y a un haut taux de roulement, mais les gens devraient venir aux réunions de la Chambre de commerce puisqu’une poignée de main peut changer les choses pour un commerçant », a-t-il mentionné.
Pour le président, l’adhésion à la chambre de commerce devrait faire partie intégrante du plan d’affaire des commerçants. « Ainsi, en adhérant à la CCPDI, les propriétaires accroissent leurs chances de se faire connaître de leurs pairs, tout en se dotant de nouveaux outils utiles au développement de leur entreprise », a-t-il expliqué.
Notons que l’étude de la SODEC a démontré que dans l’Est, la majorité des commerces a moins de dix ans d’existence et 32 % n’ont même pas encore franchi le cap du cinq ans. Un taux de roulement effréné qui a un impact sur la santé économique des commerces, la précarité des emplois et qui freine la synergie commerciale et le maintien des habitudes d’achat local.
La CCPDI a-t-elle changé?
« Il y a une trentaine d’années, la CCPDI était un regroupement d’hommes d’affaires qui avait des commerces de proximité », raconte le président. Le portrait n’a pas beaucoup changé. Encore aujourd’hui, près de la moitié des établissements (47 %) œuvre dans le secteur du détail qui comprend, entre autres, les épiceries, dépanneurs, magasins et pharmacies, alors que près du tiers (31 %) offre des services destinés aux particuliers tels que les salons de coiffure et d’esthétique, les garages et les salles de conditionnement physique. C’est ce que nous apprend le recensement de la SODEC.